SCÈNE XII. 34r
d'elle et lui a parlé bas à l'oreille.) Ciel! il SC pourrait! (Avec respect.)
Quoi ! c'est vous ! c'ost vous !
MINETTK, regardant toujours si Guido vient.
Silence donc, (a mi-voii.) Eli! oui vraiment, la solitude, le chagrin, l'exaltation germanique ont tourné la tète à ce pauvre Gnido : car il est à moitié fou, mon cher cousin.
MAIUANNE.
11 prétend qu'il est misanthrope et romantique.
MINETTE
C'est ce que je voulais dire.
MARIANNE
Mais il a un si bon cœur!
MINETTE
Aussi , pour réparer des torts qu'il s'est toujours reprochés, mon père , en mourant , m'a suppliée de l'épouser, si c'était possible, iniiis il ne veut pas me voir : et ce qu'il y a de plus humiliant, il n'aime que sa chère Minette... il fallait bien le corriger, et ce ne sera pas long, je l'espère , surtout si tu veux me seconder.
MARIANNE
Si je le veux. Parbz, commande/; que faut-il faire?
MINETTE
Cacher bien vite Minette, la faire disparaître, car sjl la voyait, tout serait perdu.
MARIANNE, prête n !>urtir par la droite.
Je vais l'emporter de la maison.
MINETTE
Pas dans ce moment, j'entends Guido qui revient.
MARIANNE
Soyez tranquille, je sais où la cacher, et tout à l'heure, je pourrai l'emporter devant lui sans qu'il s'en aperçoive. (Kiie
sort par la porte à droite; eu même temps Guidu entre par la porte à gauche et Minette se tient derrière un des rideaux, au fond du théâtre.)