‹ Théâtre de Eugene Scribe (volume 2)Chapitre 302 sur 307 · MINETTE, GUIDO · texte numérisé non relu

MINETTE, GUIDO

GUIDO , se croyant seul.

Au diable les voyages. J'ai voulu mettre le pied sur le toit ; tmais les chemins sont si mauvais; je me suis trouvé au con-

fluent de deux gouttières ; heureusement que je n'ai pas céd au torrent, sans cela, votre serviteur, (il se jette sur une chaise. Mais cette pauvre Minette, je ne l'ai pas aperçue, où est-ell maintenant?

MINETTE } venant doucement et se mettant à genoux auprès de lui.

Me voici.

CUIDO.

C'est elle, la voilà de retour. Pauvre petite Minette î pauvr petite cliatte! N'a-t-elle pas bien froid?

MINETTE

Un peu.

GUIDO, lui prenant les mains et les réchauffant.

Cela vons apprendra à me quitter, Mam'selle, à aller couri le monde. Fi! que c'est vilain!

MINETTE, grommelant co-mme les chats qu'on caresse.

Tu ne m'en veux donc plus?

GUIDO, se levant.

Peut-être , on verra. Qui vous lamène ?

MINETTE

J'ai voulu te faire mes adieux avant de te quitter pour tou jours.

GUIDO

Me quitter! tu voudrais encore me quitter?

MINETTE

Pour ton bonheur, car je sens bien que je te rendrais mal hem-eux. Nos caractères sont si diUcrents !

GUIDO

Il est sûr qu'il n'y a pas encore compatibilité d'humeurs mais ça viendra.

MINETTE

Jamais. On ne change pas le naturel. Songoz donc , Mon siem-, que j'ai élé chatte, que je suis femme, et que ces dem natures-là combinées ensemble, c'est terrible ! Air : Oui, MOtr, ttiais pas si diable . Mon premier caractère.

Et surtout mon second, ^ Mo rendent fort légère ;

Mon esprit vagabond Ne peut rester h la maison. '<

Après une maîtresse On court avec ivresse ;

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