SCÈNE m
DERSAN, seul.
E^t-on plus malheureux! elle m'aime, j'en suis sûr! mais je connais son caraclèro. Rien au monde ne la fera manquer à ce qu'elle regarde comme im devoir : et je ne sais que résoudre , (lue l'aire. Inventer encore quelque ruse , imaginer (juelque expédient pour l'enrichir malgré ellej mais maintenant qu'elle se méfie de moi, elle découvrira tout. Quanta son oncle de Saint-Domingue, il n'y faut pas penser; j'avais sur moi des renseignements que je me suis bien gardé de lui montrer; ce pauvre diable, nommé Dupré, est mort sans enfants, sans fortune; voilà son extrait mortuaire, et il faut qu'Estelle renonce à tout espoir.
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96 l'oncle d'amérioue.
Air : Ainsi que vous, je veux, Mademoiselle.
Malgré mes vœux et ma tendresse, Pour l'obtenir, aucun moyen...
Vous qui desirez la richesse, Voyez quel destin est le mien.
La fortune en vain me protège; De ses faveurs pourquoi m'environner?
Si je n'ai pas son plus beau privilège. Si je n'ai pas le droit de la donner.
Hein! qui vient là?