‹ Théatre de Eugène Scribe (volume 3)Chapitre 103 sur 265 · ACTE n^ 8GÈNB iX, iS · texte numérisé non relu

ACTE n^ 8GÈNB iX, iS

turque n'est pas4x>mine une autre, cela ne se remet point par la

petite poste. (Il ek«re|ia dui la table, k droite.)

SGËNE IX.

HAURIGEj «Btrast par la porta de droite et m dirigeant van la gauckii MIGHONNET, à la table, à droite.

MAURICE, an fond.

Par saint Arminius, mon patron, maudit soit le duché de Gourlande!

MICHONNET, cherebant toiqoan.

Ah! dans ce tiroir.

MAURICE, loi^oari an fond.

Manquer à mon rendez-yous ayec Adrienne... jamais!... et d'un autre côté, ce billet que la Duclos vient de m'envoyer au nom de la princesse... comment mVt-elle découvert au fond de cette loge?.'., et comment la faire attendre toute la nuit hors de son hôtel, dans cette petite maison où elle ne vient que pour moi, pour mes intérêts, pour cette réponse du cardinal de Fleury? et puis, impossible de prévenir madame de Bouillon, tandis qu' Adrienne, cette pauvre Adrienne, si je pouvais lui parler et lui dire... non pas tout... mais Tessentiel. (u dirige tuft

vera la gauche.)

M1CH0NNET, to^joan à la table, à droite.

OÙ allez-vous. Monsieur ?

MAURICE

Je voudrais parler à mademoiselle Lecouvreur,,

MICHONNET, k part.

Encore un ! et quel air agité ! (Haut.) Impossible, Monsieur, elle est en scène...

Quand elle en sortira...

MICHONNET.

Elle n'en sortira plus...

MAURICE^ à part.

Nouveau contre-temps!... (a lEiehonaet) Et veuillez me dire. Monsieur?...

MICHONNET.

Pardon, Monsieur, d'autres devoirs... (Apereenai onimuit, qai vient

de la droite et tranrN U tbaure.) ACOHiat, mOU boil, je VCUX dire moU-

488 ADRtENNE tÈOÔtJTRÉttR.

sîeur QuînauU, voulez-vous remettre à Zalîtûfe 8ft lettre pour Roxane, sa lettre du quatrième acte?

QUINAULT^ aveeBerté.

Moi !... Je vous trouve plaisatit !... Pour qui me preDez-vous ?

MICHONNET.

Pardon!... Veuillez dire seulement à madenldiselle Jotitenot de ne pas entrer en scène sans prendre sa lettre^ qui est là sur cette table....

QUINAULT

G*est bon!... c*est bon!... on le lui dira, (n antn tof u ibiitr», à

gaoehe, pendant qae Maurice redeaecnd vers la droite.)

MICHONNÊT^ se levant de la table, en rianti

n n'est pas de bonne humeur, je comprends... lOxane va tfôp bien! ah! Duclos, qui entre en ce moment... (s'approehant de la gauche.) Oui, évertuc-toi, pauvre fille... pleure... Cfie !... tu aitnes mieux chanter?... chante!... tu as beau faire, tu es vaincue!...

MAURICE, qui l'est assis à droite, près de la table, prend le parchemin. <|ae Michonnet ▼ient d'|L placer et le déroule avec eorloiit^.

Rien d'écrit! Àh! palâàmblëa! à mou sèôourt le3 ruses de

guerre ! (Il <crit quelques mots an èràyon et foule le par6hémiA, qu'il remet sttr la table.) MICHONNET, regardant toujours du Côté du théâtre, à gauche.

Adrienne reprend... elle parle à Bajâzet, et sa voix elit d'une douceur... Ah! si j*étals sociétaire. Je jôueraië peut-être les amoureux... On est toujours jeune quand on est sociétaire... Je l'entendrais me dire :

Écoutez, Bajazet, je Idùl que je vous aime !

MADEMOISELLE JOUVENOT, sortant vivement de la eoaUsse, à ganehe.

£h bien ! Michoonet^ ma lettre ?.,. ma lettre pour Roxane, où donc est-elle ?

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