‹ Théatre de Eugène Scribe (volume 3)Chapitre 104 sur 265 · M1CH0»NET · texte numérisé non relu

M1CH0»NET

LÀ... sur cette table... Est-ce que QuinauU ne vous Ta pas dit?

MADEMOISELLE JOUVENOTs

Eh ! non, vraiment ! ... Il est si boa camarade !

MAURICE, présentant à. mademoiselle Jouven»! le parchemin roulé.

Voici, Mademoiselle.

MADEMOISELLE JOlTVKNOTj lii fkisant krévéreDee.

Merci^ Monsieur, (u regar^Untes ioiimu) Voilà uo officier qui est fort bien, mais très-bien I

Atfra n, scènib x. l69

MICHONNET.

Bbbienl votfe entrée?

MADEMOISELLE JOUTENOT.

Àh ! fEIlc Mft par Ife eoolitM, & gattehg du ip-^eUlétar.)

Maurice^ à part, la luW&bt del yeii«.

Elle aura mes deux mots de la main même de Zatime... et saura que je ne peux la venir chercher fcè soir... Mais demain!... demain !... ô mon grand-duché de Courlàtide^ Youà ne talefe pas ce que vous me coûtez!... Allons à la rue Grange-Batelière, (u tort

par la porte à droite.)

MICHONNET, ré|atd«tal lAi^onn par la gaoche.

Zatime entre en scène... Bon! elle n'a pas la. lettre... Si, elle Ta... elle la remet à Roxane.M Dieu! quel effet!... elle a tressailli... elle se soutient à peine I.é. et son émotion est telle, qu'en lisant le billet, son rouge lui est tombé du visage*.. C'est admirable!... (Les applaudissements ëelatvnt ata» force.) Oui, OUi... frappCZ dCS

mains... Bravo! bravo! c'est cela!... sublime! admirable! SCÈNE X

(Les aetewf entrent viTement par les denx portes de pacht et m rangent dans Vttûf

suivant :

MADEMOISELLE DANGEVILLE, POISSON, LE PRINCE, L'ABBÉ, QUINAULT^ JOtJVENOT. Les autres aeleurs et seigneurs vont et viennent au tond, ainsi que Miohennel.)

MADEMOISELLE DANGEVtLtE. '

le ne sais pas ce qu'ils ont ce soir, ils applaudissent tous comme des fous. ^

lUDEMOt§ELLE JOUVENOT.

Ils se trompent, ma chère... ils se croient déjà aux fohes amou* reuses,

l'aBBE, entrant.

Cest superbe!

mademoiselle DÀNGEVILLE*

C'est absurde!...

POtBBON.

Ça me fait rire..*

QUINADLT.

Ça me fait mal.

MADEMOISELLE JOUVENOT*

Pauvre homme I

460 ADRIJBNNE USttOUVRKIiK.

LIS PRINCE

Le fait est que jamais je n'ai rien entendu de plus beau... et je m'y connais.

ADRIENNEy entrant avec agitation par la gauche, à part.

Après deux mois d'absence... ah! tï'est bien mal!... Allons, du courage !

LE PRINCE

Et du plaisir.... Vous êtes des nôtres.

l'arbé.

Je venais l'inviter.

ADRIENNB.

Moi?

L^ABBÉ

Au joyeux souper où nous avons toute la Comédie française... toutes ces dames.

Impossible!

MADEMOISELLE JOUVENOT^ qui ait deteendae à ffloAêi

Par fierté?

ADRIENNB^ afee bonté.

Oh ! non... mais je n'ai pas le cœur à la joie.

l'abbé.

Raison de plus pour vous égayer... Un souper charmant^ où nous vous ofEHrons ce qu'il y a de mieux (Montrant let aeteun.) dans

les artSy (Montrant le prinee.) à la COUr, (Se montrant lui-même.) daUS le

clergé... et dans l'épée... Le jeune comte de Saxe est des nôtres! c'est le héros de la fête!

ADRIENNE^ vÎTement.

Lui que je désirais tant connaître!

En vérité!

Une demande que j'avais à lui présenter... un neutenant dont je voulais faire un capitaine.

l'abbé.

Nous vous plaçons à table à côté de lui... et votre protégé est colonel... au dessert.

Ah ! ce serait bien tentant.... Hais la tragédie finira tard... je serai fatiguée... Je n'ai pas de cavalier...

AQTE I^ SCÈNE Z. 461

l'abbé BT le prince j prAMaluit la9iis«

Ed voici .

ADBIENNB.

^e n'en veux pas.

LE PRinCB^ tiwmMit.

Eh bien, vous Tiendrez seule; tous connaissez la petite maison... de la Duclos...

lia voisine! ce beau jardin...

LE PRINCE

Dont le mur fait face au vôtre! Voici la clé delà rue... quelques pas seulement...

C*est quelque chose...

L ABBÉ, nvÉBtal,

Vous acceptez?

ADBIENNB*

Je n'ai pas dit celai

LE PRINCE

M. Michonnet sera aussi des nôtres...

MICHONNET.

Gomment donc, monsieur le prince, dès que mon spectacle de demain sera fait... (Apvt, ngwUiit Adri«iuia.) Passer toute la soirée avec elle...

ADRIENNE, à part.

Oui, je m'occuperai encore de lui, l'ingrat!... ce sera là ma vengeance!

l'avertisseur, mi dahon.

Le cinquième acte qui commence.

Idieu, adieu. Messieurs. (Biie «ort par u gnekt.)

MICHONNET.

Allons, Messieurs... allons. Mesdames...

mademoiselle DANGEVILLE, à l'ftbU.

Un mot seulement, l'abbé. Pourrai-je, pour me donner la main, amener quelqu'un?...

l'abbé» riant.

Le prince de Guéménée?

mademoiselle dangeviuji.

Du tout.

f 61 IBRIENNI! lEGOUttlttm.

L^AllllÉ^ de même.

Jn autre?

MADEMOISEttft DaNÛEVILLE.

Fi donc! un tête-à-tête! Pour qui me prtûez-vous?... J^en amènerai deux...

l'abbé, Hkttt.

A merveille!...

MADEMOISELbS JOUYENOT.

Et notre toilette pour ce soir... et nos voitureSi où aerotit-

elles?

I«*ABBÉ

Oti songera à tout... et de plus on tous pro]net«t. ce qu^on n% TOUS a pas dit... une surprise, un secret.

MESDEMOISELLES JOUTENOT^ DANGEVILLE^ ET TQVTIS UiS AUTRBB AlD- TRICES, «ceoarant et enteurftiit l'abbé.

Ah! qu'e»l-ce donc... qu*est-ce donc?

l'abbé.

Je ne puis rien dire... vous verrez... vous saurai, ••

MlCflONNETj erient.

Le cinquième acte! voilà Tidée seule d'une fête qui bouleverse tout dans nos coulisses... OU ne s'y reconnaît plus... A votre réplique... à vos rôles... (A l'abbé et eu prince.) Et VOUS, Messicurs^ je

suis obligé de vous exiler ! (il m pote entre lea teignem et lei aetriea% ^'U téfêft et d'un tda tM^ique i)

Qu'à ces nobles s&igneurs le foyer soit fermé. Et que tout rentre iti dans l^ordi'e accoutumé 1 (tëi uUgaam el lëa ketrieea lé metlellt i fin, et la toile tombe^

Page 1