ACTE m, SCÈNE IV
MAURICE
rayais peut-être des raisons !... et si je vous en faisais juge. Mademoiselle...
l\bbé. Gela se trouve bien^ Adrienne a aussi une demande à vous
MAURICE
k moi!
LE PRINCE
Cest là seulement ce qui Ta décidée à venir avec nous! une pétition à vous présenter en faveur d*un petit lieutenant
L*ABBÉ
Dont elle veut faire un capitaine !
MAURICE, avee émotion.
En vérité!... vous. Mademoiselle, vous vouliez..*
Oui... mais je n'ose plus...
MAURICE
Et pourquoi?
Pauvre officier... je croyais qu'il n'avait que la capçt.et Tépée, et peut-être n'a-t-il pas besoin de moi pour faire son chemin
MAURICE
Ah! quel qu'il soit, votre protection doit toujours lui porter bonheur !
Je verrai alors... je prendrai des informations, et s'il mérite réellement l'intérêt qu'on lui porte...
Vous aurez le temps de parler de lui à table... nous vous mettrons à côté l'un de l'autre... (Remonlantle théâtre et revenut m placer enin
Adrienne et l'abbé.) L*abbé, toi, Ic grand ordonnateur, veille au souper.
L^ABBÉ
Les fruits et les bouquets, cela me regarde, (ii sort par la porte dn
fond, i gauche.)
LE PRINCE
Moi, je me charge d'un soin plus important... je crains que quelque fugitive ne veuille nous échapper... avant le souper,
ADRIENNE, gaiement.
Ce n'est pas moi> je vous le jure !
176 ABRTENNE LBCOUVRBUR.
M. le pnncequi est gouverneur de la place^ il a fermé tui-mème toutes les portes âe la citadelle... et il en garde les clés!
MICHONNET.
CTest pour affaire urgente... pour mon répertoire,
Pauvre homme ! il ne rêve qu'à cela^ même la nuit.
MICHONNET.
Une indisposition fait changer mon spectacle de demain, et je voudrais courir chez mademoiselle Duclos^ avant qu'elle ne fût couchée.
L ABBÉ, arruigeaiit •«« booqaeU, i ganche, près de la tabla.
Ah bah!
MICHONNET.
Lui demander si elle pourrait me jouer demain Gléopâtre.
l'abbé, de mène.
N'est-ce que cela?
MAURICE, k part
Ociel!
l'abbé.
Vous n'avez pas besoin de vous déranger, mademoiselle Duclos soupe avec nous.
MICHONNET.
Vraiment! je reste, alors.
l'abbé.
C'est la reine de la soirée, demandez à M. le comte de Saie.
MICHONNET, le regardant avec lurprtie et revpeeu
11 serait possible! quoi! c'est là M. le comte de Saxe... luimême?
ADRIENNE, présentant Miehennet an eomte.
M. Michonnet, notre régisseur général et mon meilleur ami !
MICHONNET, passant près de Maurice.
Cest Monsieur, si je ne me trompe, que j'ai eu le plaisir de Toir ce soir au foyer de la Comédie française, (a Adrienne.) Je crois même... c'est singulier... qu'il te demandait?
ADRIENNE, Ti?ement.
n ne s'agit pas de moi, mais de Cléopâtre et de mademoiselle Duclos.
MICHONNET.
C'est vrai, et dès que vous m'assurez qu'elle est ici...