‹ Théatre de Eugène Scribe (volume 3)Chapitre 175 sur 265 · SCÈNE VIII · texte numérisé non relu

SCÈNE VIII

BABTËÇÂ^ botté et éperonni, lortant du eabioel sar le second plan 4 droite ; MAR* GUERITE^ qoi t'est rapproehée du cabinetf evr le premier plan à gauche.

BABIÉÇA^ à la cantonade.

Cest un procédé ontrageant à mon ésrard...

MARGUERITE

Eh! rnonDieu^ Babiéça, à qui en as-tu?

BABIÉÇA.

Cest-à-dire qu'on ne peut pjus se fier à la parole d*un roî.

MARGUERITE

Et toi aussi qui parles politique?

BABIÉÇA.

Le roi m'avait promis ce matin qu'il ne m'emploierait plus comme courrier de cabinet... et il me fait dire à Tinstant même de me tenir prêt à partir dans un quart d'heure pour la France.

MARGUERITE

En es-tu bien sûr?., pour la France?

BABIÉÇA.

Le pays n'y fait rien! Le terrible... c'est de partir... dans un moment comme celui!..! Imaginez-vous^ Madame^ que tout à Theure... chez moi...

MARGUERITE^ à part et mu récooler.

Pour la France I...

Je frappe, point de réponse; je frappe encore, on n'ouvre pas... je vais briser la porte... et seulement alors... arrive en se frottant les yeux... ma femme qui se plaint d'avoir été réveillée en sursaut. ♦

MARGUERITE

Cest possible!

BABIÉÇA.

Dormir aussi longtemps par un bruit pareil!... (Avee^ eoière.) et une odeur de musc et d'ambre!... C'était quelque grand seigneur... qui n'aura eu* que le temps de s'enfuir par la fenêtre... Pas d'autre issue I

MARGUERITE

Quelle vision!... ^

2Ô6 LES CONTES D£ I,A REIlffi ^ ITAYARRE.

..BABIÉÇA.

Une vision... Justement ^'. P'est ce (me m'a soutenu Sanehelle... et faute de pouvoir prouver le coniraire... (car je ne le peux jamais, et c'est là suFtoiifc ce qui me désole) j'étais reslé ^eul et m'habillais à la hâte de pied en cap pour me rendre aux. aftrcsdu t«)1.Tavat5 mis mes bottes, tnès éperons, et prenais mon «hapeaa pour sortîf l;.'v Or, j'espère cette fois que ce n'est pas une vision, au lieu.de jnoa.feu.tre- ordinaire avec une simple ?anse rouge et javujB, je trouve scn^ 094^ «aia(TiftiHvi»»rifep««i| de dessous f on manteau.) cclui-^l qul n'e^t pas k micn!... Est-ce clair!.., est-ce évident? ^ f . - ' * - •

MABtiîJiilITB.

eeiH-^ir»! •'—: ..•.■/.'<. ^ . - • . ' ..--

.SàWiéÇA»

Et partir dans ce moment, 6an& pouvoir tver'<{uel^^uai * Eh! qui ¥Cui4U'tuiH*î..4 * -

BABIÊÇA, hon dtf.lBii

.Je n'en $ais pienl^.^ puisque je ne le QO^nai» pftftl.«4

MARGUERITE, viTement et i demi-voix.

Eh bien, moi, je saurai tout! j'en parlerai ^nème 4 Tenapereur, en secret, s'il le faut!... à une condition... c'est que tu partiras à l'instant sans rien dire î... car Je bruit etf-éclirt'doon^raient l'éveil et empêcheraient de «avoir*»-,

BABIÉÇA.

C'est juste ! . . . Cqmbiea je vous remercié I •

MARGUERITE. . ' •» * - "

En reconnaissance, je te dtsmanderai à mon tour... un service-, . . iifi gpaudr S€f vice* Tu pars pour la Fruoôe f . . .

BABlAÇA.

• Hélas!... ,

MARGUERITE, tirant de son aam&nière Uf papier.

Eh bien, promets-moi de remettre .toi-même., fidèîement, et sans en parler à personne... à madame Louise jdoS^YOie^ régente de France,,. . .

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