ACTE ni, SCÈNE Xll
OUATTINARA, hors de lai.
Q\!iti\\e imposture!... quelle trahison !... qlii vous a dit...
UARGUERITË, rianU
L'empereur !
CttAHLES-QtnNT^ ritof.
Là princesse !
ÔUATTINARÂ, k ttarguerite.
Ah! VOUS voulez me perdre... et c'est moi qui vous perdrai... Et vous, sire... vous m'écoutereî peut-être, si je vous dis que ^ançois !«*, voU^ captif...
CHÀRLES-aUINT.
Eh bien?...
GUATHNARA.
Est prêt à vous échapper... si déjà même il n'est hors de votre
pouvoir ! i
CHARLÊ^QUmT, m lennt.
Hein!... qu*esl-ce que cela signifie?...
GUATTINARA, k voix b«it«.
Que le roi de France a signé en faveur de son fils le Dauphin m acte d'abdication en bonne form«... qu'il l'a confiée à sa lœur Marguttritei
MARGUERITE, qni •*«*( lerëe ratri.
A moil^b.
GUATTinARA.
J'en suis sûr... pour le faire parvenir en France;
HARODRAtTË, à t)Art.
Ab!...
CHÀRLES-QUltlT, bu & Cttattintra.
tn acte d*abdicatlon ! Tout nous échappe, tout sefa perdu!
tlUATtlNÂRA.
Rassurez-vous!... je veillais!... iôUd leâ courriers Ont été
Tètés
CttARLRS-OtJmT.
Ti'ès-blett...
ntiAtrtNARA.
Eicepté ceux de Votre Majesté...
CHÀRLES-QUlMf.
Et cet abté, où est-il ?
GUAtTtNARA, bai.
C'est Mafguetite qui l'a sui* elle.
MARGITERITE, regardant Isabelle à droite.
mon Dieu !... la princesse qui est sans connaissance I...
CHARLES-QUINT, avec impatience.
Dans un pareil moment !...
MARGUERITE^ tVnpressant auprès d'elle.
Appelez donc, ou plutôt, non... (Montrant ion aamftnière qu'elle a laiis^e
tar la tbbie à gaoeiie.) La, daus mou aumôuière... mon flacon, mes sels... cherchez vite!... Trouvez- vous?...
GUATTINARA, fouillant dan« l'anmAnière.
Oui, Madame... voilà !... (n donne le eaeon au roi qui le donne à Marguerite. Marguerite, tournant le dos au roi et à Guattinara, fait respirer des sels k Isabelle qui peu à peu rcTÎent & elle. Pendant e-i temps, Gualtinara aperçoit à terre un papier qu'il ▼ieni de faire tomber de i'aumdnière. Il le ramasse, et dit au roi avec nu cri de joie :}
Ah! si c'était!...
CHARLES-OUINT.
Ouoi donc?
GUATTINARA. ;
Cet acte d'abdiq^tion!... (L'oumut et le pareomnt.) Malédiction.. r ce n'est pas cela?...
CHARLES-QUlNT.
Qu'est-ce donc ?
GUATTINARA.
Ln labliau... un conte !... Ce qui plait auœ dames...
CHARLES-QUINT, étonné et portant la main à sou front.
Comment!... ce conte que tout à l'heure j'ai adressé moimême à la régente Louise de Savoie, il est encore là !... il n'est pas parti...
MARGUERrrE, à part et les regardant,
^u y a-t-il donc?
CHARLES-OUINT.
Mais alors... qu'ai -je donc... scellé et cacheté de ma main et de nos armes... qu'ai-je donc envoyé moi-même en France... par Babiéça... mon courrier de cabinet?
GUATTINARA.
Le seul qui ait pu partir. (Regardant Marguerite.) Ah ! regardez... ce coup d'œil rapide... ce sourire qui vient de lui échapper malgré elle... (Virement.) Sirc... l'acte d'abdication... est parti pour la France... et c'est Votre Majesté... qui vient de l'envoyer...
CHARLES-QUINT
Moi ! S'il était vrai !... si l'on s'était joué de moi à ce point !••«
MARGUERITE
Je ne sais, tin vérité, ce que veut dire Votre Majesté...