MARGUERITE, ISABELLE
MARGUEHrrB.
Nous sommes seules ?..i
ISABELLE
Vous m^avez dit que vous ne Toulies pas me perdre...
■ARGUEIUTC.
Quelle idée I... ne suis^je pas une amie..* une siBur..i Votre «œur... enleudei'-yous bien t. k. Tout ee que je veux, c'est de vous sauver.», el lui aus3i%
ISABELLE
Merci^ merci ^ Madame.
MARGUERmi«
Je viens de sa part...
ISABELLE
De sa part?...
Oui.
ISABELLE
Et... pourquoi ne vient-il pas lui-même?...
MARGUERITE^ étonnée.
Lui-même!...
ISABELLE
D'autant que je lui avais dit formellement hier... Je veux demain mes lettres...
MARGUERITE, viTanient.
Vos lettres!., (a part.) J'ai fait fausse route. 11 s'agit d'un autre... (Haut.) Vos lettres!... (Cherchant.) Justement... je viens vous dire qu'il n'a pas encore pu vous les apporter... mais plus tard...
ISABELLE, vivement.
J'entends !... à l'heure ordinaire... à l'heure de la sieste..^
MARGUERITE
Précisément.
ISABELLE
Il ne peut tarder... très-bien... N'en parlons plut
MARGUERITE, à part.
Mais si vraiment... (Haut.) Je conçois, en effet, qu^un cavalier, tel que celui-là... si jeune... si élégant... si bien...
ISABELLE
as tant.
MARGUERITE, à part.
Aïe !.. . n'avançons pas de ce côté-là. . .
ISABELLE
ia vérité est qu'il m'imposait... qu'il me faisait peur... H n'était question alors ni d'autre mariage, ni d'alliance royale... Et puis, j'étais seule... sans guide... sans conseil... mais vous voilà. Madame, vous ne m'abandoimerez pas.
MARGUERITE
Non, sans doute, pauvre jenne ûUe!... Qui m'aurait dit que j'étais venue pour cela?... N'importe, de la morale, chemin faisant, cela ne peut jamais faire de mal. Vous êtes fiancée... pour ainsi dire mariée ; vous avez pour mari un roi, un empereur... Ce n'est pas amusant tous les jours... mais, faute de mieux... il faut s'y tenir... d'autant que les amants, vous le voyez^ sont légers...
ISABELLE
An!...