ACTE V, SCÈNE XI
MARGUEEITfi.
Quoi donc I
GUATTINARA^ de mêma.
La Picardie, qu'il accepte pour lui, «t, à cette condition, il nous laisse prendre la Bourgogne.
MARGUERITE, à part, Avee d^pit.
le^ boD9 alliés ! si on ne comptait que sur ftui !•#« '
SCËNË XI
Les PBscios|tT8, les Siigvbcrs st Dambh db la cour, CHARLES- QUINT, puis HENRI D'ALBRBT.
HENRI, s'approebant de Marguerite, pendant que Charlee-Qnint refoit }«f honmagei dea aeignenrs et des daines.
J'ai prévenu le connétable de Montmorency, le cardinal d'Urbain, et tous ceux qui avaient eu l'honneur d'être invités par
vous.
émerveille!...
Quand nètif heures sonneront... tout Sera terminée
MARGUERlTEi
C'est un quart d'heure qu'il nous faut» Nous l'avons et au delà!
(£"(3 passe A gaoche et s'assied pris d'Isabelle» Ùaas ce mvment Chiriet-Oa^nt ipercotl Henri d'Albret. Il quitte la groupe de seigneurs av^e leequell il ctttiait) et t'avance vere
Henri.)
CHARLES-QUnn;.
Eh hien... Monsieur d'Albret... vous venez da voir VàQU £père hançois !•'. Quelle est sa réponse?
HENRI
Celle que je pressentais, sire. Dût-on changer sa prison en un cachot, il ne cédera sur rien de ce qui tqucbe à l'honneur de la
France î
CHARLES-QUIM*, bas, l Guattinara en souriant.
Je conaprendsl... 11 se croit sûr de l'appui du roi d'Angleferre... de là sa fierté I... Elle tomberait bien vite, s'il voyait de es propres yeux cette lettre d'Henri... dont je ne puis me des-
fiisir... Mais... (Après uti instant <^e réflexion.) Si j'allais la lui mm-
Per!...
GUATTINARA^ à deui-voi^.
Vous, sire !
CHARLES-<iUi:ST9 de mêms.
Moi-même... avant ce départ auquel j'aimerais mieui ne pas avoir recours.
GUATTINARA^ de mêos.
Accompagnerai-je Votre Majesté?
CHARLES-QUlNT.
Oui... Dis à un officier de prendre un flambeau. (Pendutnue
eoDTersation, qai ft*ett faite à deaii-To'n tnr le devant dn théâtre, à droite, les leipieon et dames sont assis dans le salon et forment différents groupes. Hargaerite et Isabelle Mot assises l'une près de l'antre, sur le devant dn théâtre, à ganehe. O'AIbret, debout detriire Margucr te. Charles-Quint va causer avec nne dame à l'extrême droite. Gnattinara travens U théâtre, donne à un officier l'ordre d'allnmer un flambeauf et ae ttvave placé débouta h droite du fantenil de Marguerite.)
MARGUERTTE^ bas* à Gnattinaim.
Qu'y a-t-il?...
GUATTINARA, i voix basée.
11 va monter lui-même chez le prisonnier.
MARGUERITE
Dans ce moment! ô ciel! comment Tempécher? faire naufrage au port!...
HEKRI.
Quand il ne nous fallait plus que quelques instants!
MARGUERITE
Quelques instants^ mon Dieu!... comment les gagner... ah!...
(Elle voit Tof&eier qui s'est approché de l'empereur, porUnt nn flambeau. L'empereor i« £i> pose i sortir. A voix haute à Isabelle.) PuisqUC VotTC AltCSSe le veUt absolument...
ISABELLE, à domi-Toix.
Je ne veux rien !
MARGUERITE, de mêm .
Si vraiment!... (a voix hante.) Puisqu'elle Texige..^
ISABELLE^ & voix haute.
Oh! certainement... je Texige. (Charies-Ouint fait sigiia irof&cierdsb
précéder, et se met en marche.)
MARGUERTTE.
Je vais lui dire ce vieux fabliau... (Charies-Qnint s'arrête.) ce conte pour lequel elle a la bonté de réclamer ma promesse...
CHARLES-QUINT
Ah ! le conte de ce matin... Ce qui plait aux dames, (ii fait sip*
à l'officier de partir.)
MARGUERITE
Non, sire, car celui-là vous le connaissez, et je préfère en ra-