ACTE T^ SCiNE XI
conter un autre, qui p.aira peut-être mieux à Votre Majesté. charles-quÎnt.
A moi ! . . • (A l'oflîeiar, lui faitant signe de le main de poier le flambeam iv la table
I droite.) Tout à l'heure ! • . .
ISABELLE
C'est un conte nouveau ?...
MARGUERrrB.
Tout nouveau... car il est à peine fini..;
CnARLES-QUINT, tovjonn deboot
Ah!... il n'est pas entièrement terminé...
MARGUERITE
n s'en faut de bien peu! et si ces dames, et surtout Sa Majesté, daignent m'aider pour le dénouement...
CHARLES-QUINT
Âh ! cette fois^ c'est le dénouement qui vous embarrasse...
MARGUERITE
Beaucoup, sire!...
GHARLES-QUinT.
Vous êtes si habile!... et avec yotre esprit. Madame... enfin
TOyonS ! ... (On avance on fauteuil à Charlet-Qoint au milieu du Uiëfttre, mais il ne s'y assied pu encore.)
MARGUERITE
Je vais vous dire l'histoire d'un roi, brave, vaillant et malheureux... Ce roi, ou plutôt ce héros, se nommait...
CHARLES-QUIMT, faisant signe à l'officier qui reprend son flambeau.
Je pourrais vous dire son nom...
MARGUERITE
n se nommait Richard à la cour d'Angleterre; (Charies-Quint l'arrête.) mais sur les champs de bataille on l'avait surnommé Cœur-^k-Lion,
CHARLES-QUINT
Ah !... (A roffieier.) Prévenez Sa Majesté le roi de France de ma
yiSÎte... (L'officier sort par la g;anche, Charles-Quint s'assied et fait signe à Gnattinara de s'aseeoir, puis se retournant ters Marguerite :) Ah!... il s'dgit de Richard
Cœur-de-Lion...
Prisonnier dans une forteresse par ordre de l'empereur Léopold. Et ses sujets et ses amis se disaient : Comment délivrer notre vaillant roi Richard?
338 LES CONTES DE LA ^ET^E m NAYAREE.
CH4Rf-E§-QUI?i:f.
Cétait là le difficile!...
Marguerite.
Par la force, il ne fallait pas y songer.., J^ forteresse était inexpugnable... On ne pouvait avoir d^espoir que dans la ruse.
CHÂRm>QClNT«
Et laquelle employa-t-on? voilà ce que je ne âei*aîs pas fâché de savoir.
4IAI16UBKITE, «'arfétoAi.
Quand je disais i{u« cela piquerait la curiosité de Votre Majesté...
CHARLES-QCUIXj 9m ifnpatMiiM.
M^is pnf?"^— VQyonsl
M^BGUEBTTP.
• Attendez donc, sire... Il faut l^issef àla personne qui conte le temns de préparer ses moyens, et de gr^^iu^f l'ip^rôt*
CPest juste!...
MARGUERITE
Il y avait à la cour de Richard une personne qpi Taipiait tepdrefflent...
CHARLBS-'QUINT, toaHaat, arec nulieé.
Sa sœur, peut-être!..,
MARGUERITE
Oui, sire! Elle avait déjà tenté plusieurs moyens d*^vasîon qui avaient tous échoué.
CRARLES-QUtNT, souriant.
C'est que peut-être Tempereur Léopold était plus fin et plus adroit qu'elle !
MARGUERITE^ ayee on sourie.
Probablement!
HENRI, bas, à Margaerito.
L'heure est expirée !
MARGUERITE, à part, avec jote.
Grand Dieu!... (Haat, i remperear, arec embarras.) AlorS, Sire... CHARLF^-QUIHT.
Alors... (s« letant, avec impatience.) Eh bien!... Comment finit l'histoire?...
MARGUERITE, qvî e^it levia aossi, et qui est debout pràl de n«aiperear, lui dtti Toix bas80.
Elle s'achève en ce moment!... (Gesn ii'^np^^\ d^ |>inp.re«r. <i