‹ Théatre de Eugène Scribe (volume 3)Chapitre 223 sur 265 · LÉ0N1E · texte numérisé non relu

LÉ0N1E

Après?... Jugez de ma surprise, de ma joie, quand je le vis se relever en souriant... découvrir sa tête avec une grfti&e cbarmante^ et me dire, après m*avoir saluée t Que votre légitime oiv gueil ne s'a|arnie pas de ma témérité, Maden^oiselle • celui qui a osé tendre la main à mademoiselle ' de Villeçontier, ce n'est pas Charles, le valet de chambre, c'est M. Henri de Fiavigneul^ le proscrit.

LA COMTESSE

Ah I le pafil|^eureux ! il se perdra 1 '

• ' LÉOKIE.

Se perdre, pfirce (ju'il m'a confie son secret!

f.A COMTESSE.

Qui me ^\\ qup tu sauras le garder ?

LÉÔNIE.

Vous çrpypz moïi cœur capable de 1^ trahir!..,

LA COMTESSE

J.e trahjr !... Dieu me g^rde d'un tel soupçon!... mais c^estta bonté même, ce sont tes craintes qui te tratiront ! '

LÊONtE, avec élan.

Ah! ne redoutez rien... je serai forte... il s'agit de lui!

LA COMTESSE. vÎTement.

De lui! '"

UÊONIE, avec abandon.

Pardonnez-moi!... Je ne puis vous cacher ce qui se passe dans J3rw>rî âmja... W^is pp^fquoi vous le cacher, à vous? Eh bien, oui, une force, une joie ineffable ^emplissent mon cœur tout entier... J'étais si malheureuse depuis quinze jours; je ne pouvais m'expliquer à moi-même ce que je re^ntais... ou plutôt je né

Page 1