‹ Théatre de Eugène Scribe (volume 3)Chapitre 254 sur 265 · ACTE ÎIT, SCÈOTÎ T · texte numérisé non relu

ACTE ÎIT, SCÈOTÎ T

LA COMTESSE

Je VOUS assure, monsieur le baron...

LÉONIÈ.

Oh! oui^ nous vous assurons...

MONTRICHARD

Alors, c'est différent; et puisque vous m'assurez toutes deux que ce garçon est votre valet de pied... je ne Tinterrogerai pas... non... je Tarrête... (u ramonteao fond.)

DE GRlGMON^Uf.

Ah! comtesse...

LA COMTESSE, hu,

Toiit va bien! nous sommes sauvés. La lettre... tirez la lettre de votre poche...

DE CHIGNON, bas.

Comment?

U COMTËâSË, bas.

Et, rendez-la-moi.

MONTRlCHAttD, à la eomtesia.

Eh bien!... (Redauendanu) quc dites-vous de mon idée?

LA COMTESSE, avec nn embami feint.

Je dis, je dis, monsieur le baron que c'est pousser assez loin la raillerie... et que vous ne me priverez pas d'un serviteur qui m'est utile...

HONTRICBARD.

G^est que j'ai dans la pensée quMl peut m^ètre fort utile aussi...

LA COMTESSE, se rapprochant de de OrigflOB.

Vous ne le ferez pas !

MONTRICHARO»

Pourquoi donc?

I.A COMTESSE, avec iin embarral troiiiant al le rapprochant (onjonrj de de Grignon.

Parce que... parce que... (Bas Jl d* orignon.) La lettre... (Haut.) Parce que... cet homme est chez moi... eftl à moi... que j'en réponds... (Bas, à de Grignon.) La lettre, OU VOUS êtCS perdu! (De Grignon tire la lettre de son habit et va pour U Itfi remetlre>)

MONTRIGHARD, qui a tout suivi déi ydui, fe^pproehftttt threment.

Ce papier ! je vous ordonne de me remettre ce papier, Monsieur...

LA COMTESSE, atee l'accent le plus tronblé, i de Grignon. ^

Je vous le défends ! •'"

404 BATAatv m bahss

MORTRICHARD^ «i««M^

Toate résistance serait inutile... Moosiear... ce papier..

DB GBIGNOR.

Le Toici, Monsieur.

LA C0VTES8B« m cmImMU lâte dan kt éea, wêêSkê,

Le malheureux, il est perdu !

DE GUGMMf , à pot.

Taimerais mieux être aOleurs !

MOimaCHARD^ ItaM Taànme, fus te eommamttmmAéêh. tellra.

« A Monsieur Henri de FlaYÎgneul! Mon cher fils...» (n

MtM 4a lire, iWMt k Uttra à de GfigwM. A^ lotenilé.) « MonSÎeur HeOli

« de F.aTigneul y au nom du roi et de la loi, je yous arrêle. »

(D ifMlw aa fMd.)

LÉONIE, qoi a lovt nhi, fiiM M aal n cri da j«t.

Ah!... quel bonheur!

LA OOKTBSSB, U», à Uana.

Pleure donc!...

Emparez-Tous de Monsieur.

LA COIRESSE.

Monsieur le baron, je tous en supplie...

MOfrrUCHA&D.

Je ne connais que mon devoir. Madame. (Am dnfw.) Gondubei Monsieur dans ta pièce Yotsine... constatez son identité, sa déclaration suffira, et après, tous oonnaissex mes instmctîQDs^

(U dn(«a fait ùgm «pM a«i.)

DE GRMaiOll.

Qœ Youlez-Tous dire?

MOirnUCHABD, à da Giigaw.

Adieu, braf e et malheureux jeune homme, croyez que emportez mon estime... et mes regirets...

DE GBIGNON.

Permettez... Monsieur... permettez!...

■amUCHABD, aa dngw.

Emmenez4e...

« DE OIGIKW.

Où donc? (U «MateaM lai sem kaaia, alil aart MONTRICIURD, à b coialaMC, fù a a

Pardonnez, Madame, à mon importunité, mais mon premiei < devoir est d'avertir M. le maréchal d'un événement de celle ioh portance. Où trouverai-je ce qui est nécessaire pour écrire?

{ ACTE m^ SCÈNE YI. 405

LA COMTESSE

Dans cette chambre. (iio.trut la porta à gradM.) Ma nièce ta tous le donner. Monsieur.

LÉONIE, vojut HsBri nlrar pv Mtts porlt.

Ciel! M. Henri !

HONTRICHARD, roMirte le tktttra de qo^lqnee pM al m traave i eftU do M. Bm.

Tu m*airais dit vrai, il était ici... déguisé; mais malgré son déguisement, je Tai découvert. (Loi prenant u nâia.) Je le tiens!

HENRI, réMloMrt.

Eh bien! Monsieur?

M0NTR1CHARD.

Silence ! Yoilà tes yingt-cinq louis ! ça ui giûta da» k mû «m bam

et sort en panant devant Uonie, qni ne vaot paoïar tiaTaptès Ini.)

HENRI, itapëfiùt, avee la borna dans la nain.

Qu'est-ce que cela signtfie?

LÉONIE, meaant.

Que je suis an comble du bonheur, car vous êtes sauvé !

HENRI

Sauvé !...

LÉONie.

Grâce à ma tante... adieu ! (SUe s'élança dans rappartaaMBl, snr laspasda Monlnchard.)

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