ACTE n, SCÈNE TV
MAXENCE
Allons donc!... vous qui êtes trois ou quatre fois millionnaire!
DESGAUDETS.
(Test ce qui tous trompe !... je suis bien loin... mais très-loin d'être aussi riche qu'on le croit.
MAXENCE, bM,à'AUMrt.
Le vieil avare!
DBSGAUDETS.
Et chacun, je vous le jure, s'abuse à ce sujet... tous tout le premier !
MAXERCE.
Vous voulez rire ! mais nous tenons tellement à tous avoir à la tête du conseil d'administration, que je viens, au nom de nos actionnaires et au mien, vous prier de vouloir bien accepter, en cas de succès, une promesse de cinquante actions gratuites et rémunératoires, comme on dit ! (Voyut Detg^adets qii Tevt parier.) Je comtpe tellement sur vous, que j'ai presque promis votre consentement.
DESGAUDETS.
J'aurais mauvaise grâce à vous faire manquer à votre parole, et dès que vous le voulez tous...
MAXENCE
A la bonne heure!... j'ai là les coupons! je n*ai qu'à les signer... Pendant ce temps, mon ami Albert... aurait, je crois, à vous parler.
DESGAUDETS, riut.
Et moi aussi. (Bm, à Corinne.) Laissc-Dous.
CORINNE
Pourquoi cela ?
DESGADDET8.
Je te le dirai plus tard. Laisse-nous t
CORINNE
C'est singulier!
MAXERCE.
Veuillez en même temps. Mademoiselle, dire à ma sœur An« tonia que je l'attends.
CORINNE
Oui, Monsieur... (à put.) Je vais la prévenir que le jeune capitaine est ici. Surprise.. « reconnaissance...
42 LE PTTFP.
DESGAUOETS^ avec impalieoM.
Eh bien! Corinne...
CORINNE
Je m*en vais, mon père^ je m*en vais... (EUeiort.) SCËNËY.
DESGÀUDETS^ ALBERT, MAXENQBj i la table à gauche et «emaot.
Eh bien ! mon jeune ami !
ALBERT
Eh bien ! Monsieur^ vous m'avez montré ce matin une telle bienveillance... que je ne crains pas de m'adresser à vous... pour un service*..
DESGAUDETS.
Un serfiee ! vous m^avez dotiné TexempleLi. et si cela dépend de moi...
ALBERT
J'ai quelques terres dans la Beaucé.^*
DESGAUDETS.
Je le sais!... je suis allé aux informations.
ALBEkT.
On a dû vous dire albrs que mon patrimoine valait à peu près cent mille francs !
DESOAUDBTSi
Pour le moins !...
ALBBRTf
Prètez-les-moi?
DESGAUDET8«
A vous!
ALBERT
J'aurais pu m'adresser à un notaire... mais \\ me faut cette somme, aujourd'hui, à l'instant. Voilà pourquoi je vous la demande ?
Je croyais vous avoir dit ce matin, qu^én fait d^afTaires, il fallait se défier de tout le monde.
ALBERT
Cet argent n'est pas pour moi !