‹ Théatre de Eugène Scribe (volume 3)Chapitre 59 sur 265 · SCÈNE X · texte numérisé non relu

SCÈNE X

LE COMTE, MAXENGE et ANTONIA, «orUnt d« U porte à gaoehe; ALBERT, CORINNE, «a milieu du théftlre; BOUVARD, entrant par le fond. Derrière lui quelques iniHé* qui arrivent, iandii que ploiicur* damei sortent de la porte k droite.

MAXENCEf gaiement pendant que le comte va aalner tous ses invitis.

Bravo ! voici tout le monde réuni , c'est l'heure du diner ! Un beau moment... quand le dîner est bon... et M. de Marignan est connaisseur! De nos jours... les grands hommes sont gourmands^ et ils font bien... on a si peu de temps à vivre... le génie surtout !

ALBERT, i part.

Quelle gaieté! quelle insouciance! qui reconnaîtrait là l'homme qui, ce matin, voulait se tuer...

MAXENCE

Ah! te voilà, mon cher Albert! Desgaudets, q.ue j'ai rencontré avant toi, et avec qui j'ai fait route, m'a appris ta nomination... chef d'escadron, c'est ofQciel, oui, Mesdames. (Bas i Albert en riant.) il m'a aussi raconté tes scrupules... et la colère de madame de Saint-Avold contre toi!... Eh bien! t'e&-tu jusliûé auprès de la veuve de ton vieux général ?

ALBERT

Oui, sans doute! elle pense, comme moi, que de la misère et de Thonneur valent mieux qu'une pension , achetée au prix de ^a réputation...

HAXENCB.

Rassure-toi! nous penserons à elle! nous lui ferons avoir des actions!... c'est un cadeau... car dans ce moment n'en a pas qui veut... moi d'abord je n'en ai plus... (Bas & Albert.) Et cette fois... c'est la vérité... vraie.

ALBERT

Tu n'en as pas gardé?

UAXENCE.

On ne m'y reprendra plus!

BOUVARD, bas au comte.

L'article paraîtra dans le journal de ce soir.

00 LE PUFP.

LE COMTE^ de mime

Très-bien. (Haut.) Pardon, Mesdames, de vous faire dîner aussi tard, nous n'attendons plus que M. Desgaudets, notre subrogétuteur, et mon ami intime, le secrétaire général... qui tous deux m'ont promis de venir et ![jui, je Tespère, ne me feront pas faillite.

Vous avea déjà pinquapte pour çen^ d'assiiré, par voici M. Desgaudets.

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