ACTE !¥, SCÈNE TX* SÇ
SCÈeiE VlII.
Les précédents^ UN DOMESTIQUE, sortant de U porta à gaaeh«. LE DOMESTIQUE^ annonçant.
M. Maxence de L aRoche-Bernard, et madetpoiselle sa sœur attendent monsieur le comte dans son cabinet.
LE COMTE
Je vais les rejoindre.
CORINNE^ foalant le retenir.
Mais, Monsieur,..
LE COMTE
Mes meilleurs amis!...
CORINNE
Eh quoi!...
LE COMTE
Ma fiancée!...
CORINNE
Ah!...
LE COMTE^ i voix haute, k Albert et & CoriniM
Pardon ! je cours les recevoir, [ii sori.)
CORINNE^ pottSMot an cri, et a'appuyant contre le canapé à cauclid.
Ah!
SCg^g IX.
ALBEpij CpRINNE.
ALBERT^ allant à elle.
Qu'avez- tous donc?
CORINNE, arec agitation.
J'étais encore sa dupe!... encore une con|édie qu'il jouait... mais pourquoi? dans quelle intention? ah! j'aurai le mot de cette énigme...
ALBERT
Mais répondez-moi donc!... vous me disiez tout à l'heure...
CORINIfE.
Que tout était sauvé!... et maintenapt...
ALBERT
Eh bien?
COMNIIE.
Tout est perdu!... par vous... par votre faute... ou du moins par votre arrivée.
ALBERT
Qu*ai-je donc fait?
CORINNE
Ce que vous êtes venu... nous annoncer... ce que vous venez de nous dire.
La vérité tout entière.
CORINNE
Justement, c*est elle qui a tout compromis!... c'est elle qui nous perd!
ALBERT
Ces! trop fort! et à moins que vous ne partagiez le système et les opinions de M. votre père !...
CORINNE
M. de Marignan... allait rendre à Maxence sa parole... il écrivait... pour rompre son mariage... la lettre était écrite !... et il Ta déchirée... (je ne le quittais pas des yeux) au moment où^ danà votre joie... vous vous êtes écrié qu'Antonia était plus riche que jamais... donc, sMi renonçait à die... c'était à cause de cette fortune perdue...
ALBERT
Vous le calomniez !
C'est impossible !
CORINNE
ALBERT
Cest ce matin, quand on lui a annoncé qu'elle était ruinée... qu'il a demandé lui-même, qu'il a exigé ce mariage.
CORINNE, confondue.
C'est vrai!... (Ar«e eoièr«.) Eh bien! non, cela ne doit pas l'être... parce qu'entre lui et la vérité... toute alliance est impossible !
ALBERT
Mais alors... comment expliquez-vous?
CORINNE
Je n'explique rien... il est comme ses ouvrages, comme son mérite. C'est à n'y rien comprendre... mais j'y arriverai cependant. C'est une gageure, c'est un défi... et entre nous deux désormais...