SCÈNE VIIÎ
LA REINE, BOLINGBROKE, LA DUCHESSE, ABIGAIL, MASHAM, puis M. DE TORCY.
(La Reine et les dames de sa suite entrent par la porte ri droite ; les seigneurs de la cour et les memljriîs du parlement entrent par le fond. — Les dames titrées vont se ranger en cerrle, et s'asseoir à droite ; Abij-'oil et quelques demoiselles d'honneur se tiennent debout derrière elles. — A ganclie el sur le devant du lliéâlre, Bolingbroke et queliiues membres du parlement. — A droite, la Duchesse observe toutes les dames ; du même côté, Masliam et quelques officiers.)
LA DUCHESSE, à part, et regardant toutes les dames.
Laquelle?... Je ne puis deviner... (a la reine qui s'approche.) Je vais faire préparer le jeu de la reine...
LA REINE, cherchant des yeux Masham.
A merveille... (a pan.) Je ne le vois pas.
LA DUCHESSE, à voix haute.
Le tri de la reine ! (S'approchant de la reine, et à voix basse.) LcS réçla-
mations devenaient si fortes, qu'il a fallu, pour la forme seulement, envoyer une invitation au marquis de Torcy.
LA REINE, sans l'écouter, et cherchant toujour». Très-bien!... (Apercevant Masham.) G'CSt lui !... LA DUCHESSE.
Cela contentera l'opposition.
LA REINE, regardant Masham,
Oui... et cela fera plaisir à Abigaïl...
LA DUCHESSE, avec ironie, vraiment?... (La duchesse donne des ordres pour le jeu de la reine. — Pendant ce temps, un membre du parlement s'est approché, à gauche, du groupe où se tient Bolingbroke.)
LE MEMBRE DU PARLEMENT
Oui, Messieurs, je sais de bonne part que toutes les négocialions sont rompues.
BOLINGBP.OKE.
Vous croyez?