SCÈNE IV
EMMERIG, HECTOR.
EMMRRICj retenant Hector qui remonte vers la porle.
Non, te dis-je, tu resteras, tu ne les suivras pas.
HECTOR
Je veux les détromper...
EMMKRIC.
Et à quoi bon?... Qu'est-ce que ça te fait?...
HECTOR
Ça me fait que ton oncle est un client très-riche et très-moral, auprès de qui tu vas me faire du tort... et si cette épître... si cette conquête que tu m'attribues me fait perdre sa clientelle.
EMMERIC.
Sois donc tranquille!
Pourquoi enfin ne gardes-tu pas ton bonheur, toi, garçon, el me le donnes-tu à moi, homme marié, ou c'est tout comme... puisque je tâche en ce moment?...
EMMERIC
Pourquoi?... pourquoi ?... parce que l'idée seule que ma cousine aurait pu croire ou supposer...
HECTOR, avec force.
Ce qui existe, ce qui est vrai!...
EMMERIC,
Oui, sans doute... Mais quand je l'ai vue se troubler €t pâlir... je n'ai plus su ce que je faisais...
HECTOR
Tu l'aimes donc?
EMMERIC, vivement.
Moi? quelle idée!... Est-ce que je peux, est-ce que je dois y penser?
HECTOR
Et qui t'en empêche?
EMMERIC.
Mon oncle est immensément riche!... et moi!
HECTOR
A lui, la fortune... à toi, le talent... tout cela peut se marier ensemble...
EMMERIC.
Tu ne l'as donc pas entendu tout à l'heure? Il déteste les arts elles artistes...