SCÈNE III
ALINE, CLÉRAMBEAU, EMMERIC, HECTOR.
HECTOR, entrant vivement et s'adressant à Emmeric.
Mon ami, mon ami!... (Apercevant ciérarabeau et sa Bile) Pardon, je ne vous voyais pas.
CLÉRAMBEAU.
Quel air agité !... on dirait que vous êtes poursuivi.
ALINE
Et que vous avez peur.
HECTOR, troublé.
Non, c'est que j'ai couru, j'ai marché vite... Une affaire assez importante, sur laquelle je voulais demander conseil à Emmeric... une affaire personnelle et qui m'intéresse, (ciérambeau s'é-
lo'gne d'eux et va s'asseoir près de la table à gauclie, feuilletant des brochures.) ALINE, qui s'est approchée d'Emmerlc, lui dit à voix basse.
Cela a rapport à celle de ce matin... avec cette grande dame.
EMMERIC, troublé.
C'est possible!
ALINE, de même.
Il faut pourtant qu'il y prenne garde, s'il veut épouser ma bonne amie Victoria... Un mari ne doit aimer que sa femme.
EMMERIC, avec embarras.
ALIINE.
Eh bien! parlez-lui, dites-lui cela... Je vous laisse. (Eiie remonte le théâtre et passe à gauche près de son [ère, qui est assis, et lit par dessus son épaule.)
EMMERIC, s'approchanl avec impatience d'Hector, qui est à droite.
Qu'est-ce donc? et que me veux-tu, pour venir ainsi?
HECTOR, à demi-voix.
Disque tu as une répétition... prends ton chapeau et va-t'en.
EMMERIC.
Qu'est-ce que cela signifie ?
HECTOR
Va -t'en, te dis-je, ou gare l'orage el les explications.
EMMERIC.
Et pourquoi ?
HECTOR
Parce qu'elle arrive à l'instant même !