ACTR HT, SCÈNE II
récomponser, jt; vais lui annoncer de bonnes nouvelles. M. de Saint-Gi'i-an, mon parrain, vient d'écrire à mon père que vous aviez la croix d'honneur.
CLÉRAMBKAl'.
GrAce aux soins de sa femme, madame de Saint-Géran, qui Ta demandée elle-même à son oncle le ministre.
Quelle bonne et aimable femme!... La connaissez-vous, mon cousin?... Elle doit être charmante!
CLÉRAMBF.AU.
C'est ce que tout le monde dit.
ALINE
Ah! que je l'aimerai, que je la bénirai!... C'est à elle que nous ferons notre première visite de noces, et, par malheur, mon parrain n'y sera pas... car il part, il s'embarque... voilà pourquoi nous sommes obligés de nous presser et de signer ce soir le contrat... (Cais=ant le» yeux.) A moius que vous ne soyez comme mon père, et que ça ne vous contrarie par trop.
EMMERIC, avtic Miour.
Ah! ma cousine!... ma femme!
CLERAMBE.\U, qui a remonté le lliéilre, passant enlre eux deux*
Un instant, un instant... j'ai à vous parler.
• .^LINE^ s'approcliant.
Quoi donc encore?...
CLÉRAMBEAU.
A luij à lui seul. (Faisant signe à Aline de se tenir à l'écart.) ReSte là !...
(AEmmeric, à droite du iiiéstre.) Je t'avouc franchement que j'avais des doutes sur toi... j'avais entendu parler vaguement, confusément... d'une passion... mais M. de Saint-Géran, mon ancien ami, m'a juré, et sans cela, je n'aurais jamais consenti ! Oui, quelque avancée que fût l'affaire, je l'aurais rompue à l'instant. M. de Saint-Géran... m'a juré que tu n'avais conservé aucun attachement, aucune liaison capable de compromettre l'avenir et le bonheur de ton ménage.
EMMERIC.
Ah ! mon oncle ! •
Je le crois... mais j'exige de toi le même serment... (Remontant le iiicir.f) Ehl mon Dieu! qui vient là?