ACTE IV, SCÈNE VI
que vous m'aviez trompée; je vous croyais mort, et, alors, malgré moi..- sans le vouloir... je suis sortie de chez vous... j'ai descendu cet escalier... J'étais folle.
EMMERIC, Inquiet et regardant autour de lui.
Venez!.., Ne songeons qu'à votre sûreté...
LOUISE, sans l'écouter.
Oui, oui. 11 est donc vrai ! vous alliez tout sacrifier pour moi... votre famille, votre patrie!... Tant d'amour, malgré mes outrages!... Vous voyez bien que nous nous aimions toujours; qu'unis par le danger, rien ne peut plus nous séparer!... Et quanta ce mariage...
EMMERIC, aïec effroi.
Qu'osez-vous dire?
LOUISE, Tivement.
Votre parole est donnée, je le sais! Vous ne pouvez maintenant la dégager... Mais, moi... je m'en charge.
EMMERIC, effrayé.
Grand Dieu!... Venez, vous dis-je... ne restons pas ici.
LOUISE
Et pourquoi?
EMMERIC.
Si l'on vous voyait ainsi, le malin, chez mon oncle...
LOUISE
C'est vrai !... Je n'y pensais pas.
Remontons chez moi... attendre Ballandard. (iis font quelques pa» et s'arrêtent.) Non, écoutez... On parle.
ALINE, en dehors.
Comment! il est déjà venu !...
EMMERIC.
C'est la voix de ma cousine...
LOUISE, effrayée.
Ah !... qu'elle ne me voie pas!
EMMERIC, lui montrant la porte à droite.
Là... là... Ne craignez rien.
LOUISE, hésitant.
Et cependant...
EMMERIC
Non! De grâce... si vous m'aimez... (I.ouise entre dans le cabinet i droite, dont Emmeric ferme la poile.)
2V)i UNE CHAINE.