‹ Théâtre de Eugene Scribe (volume 4)Chapitre 269 sur 330 · ACTE y, §ÇÈN£ JV · texte numérisé non relu

ACTE y, §ÇÈN£ JV

IvMMKRIC.

Ah ! Monsieur.

Cr.ÉKAMBEAU.

Non, je iToxposcrai point le bonheur et l'avenir de ma fille à des chances aussi périlleuses; je ne vous parle pas du bruit et dp scand^ijc... suitcg ordiuaires de pareilles liaisons... du déshonneur d'un galant homme qui ne pardonnerait pas!... lui. J'admets (pie le hasard, qui vous a servi jusqu'ici, trompe encore tous les yeux, vous ne tromperiez pas ceux de ma fille... et je veri'ais ma pauvre enfant, frappée au cœur, scclier et se consumer dans les larmes... mourir peut-être sans se plaindre et .sans vous accuser... Mais je m'accuserais, moi... qui savais tout cf qui n'aurais rien prévu... moi, qui pour lui épargner une douleur de quelques jours, l'aurais condamnée à d'éternels tourments et au malheur de sa vie... Non, non, mon parti est pris... et je vais...

EMMERIC.

Si vous ne craignez pas mon désespoir... vous redouterez au moins le sien!

CLEUAMBEAU.

.le serai là pour la consoler... je l'emmènerai, je partirai avec elle, je ferai toutes ses volontés... excepté celle-là... et avec le temps et ma fortune... et puis vous n'êtes pas le seul au monde... elle vous oubliera, elle aura d'autres idées.

EMMElilC,

Jamais !

Page 1