ACTE T, SCÈXÈ XT
CLÉRAMBEAU, qui est à gauclie ilii spectàleur, traverse le Ihé.Ure en tortillant dans ses doigts la leltro qu'il tenait.
lit quant à cette lettre... ^Il s'avano vers l'àilgle de lalable adroite, laisant face an siieclateur, et approche la lettre d'une des bonjics alltimées.)
LOUISE
Que laites- vous?
CLÉRAMBEAU, avec intention et regardant Louise. Moi!... j'y vois assez!... (Allumint aveé Ve papier 'erillaiilnié les deux adirés bougies qui sont sur la table.) Uiais^ mOllSieUP IC llOtairO... (Le noiaire s'incline en signe de romcrciemenl.)
.M. DK S.^INT-GÉR.AN, à sa femme, monltant Clérambedb. il a raison, on peut avoir COnliance. (Les acteurs sont gromies dans l'ordre suiv.int : Louise, M. db Saint-Géran, sur le dévaiil du théâtre à gauche; -Aline, debout derrière la table, près du noiaire; le nalaire, assis; Emmeric, d bout près de lui, derrière la table; Clérambeau, à droite, devaiit la table; Hector, à l'eitiétile droite du spectateur, sur le devant du théàlre.]
CLERAMBE.AUj signant debout, à droite devant la table.
Aiijourcriiui le contrat, et dans quelques jours la noce, car demain nous partons pour Bordeaux tous ensemble!
M. DÉ S.AINT-GERAN, signant debout, à gauche devant la table.
Vous êtes bien heureux!... Et moi aussi, je pars demain...
(Passant à l'eitréuie gauche, près de sa femme.) Et je parS Seul. (.M. de Suint- Géran, Louise, sur lé devant du théâtre ; Clérambeau, qui a passé derrière la table et s'est assis près du notaire ; le nolaite, Aline, Emmeric, Hector.)
LOUISE
Peut-être, Monsieur...
M. DE SAINT-GÉRAN, vivement.
Que voulez-vous dire ?..,
LOUISE, sur le devant du théâtre avec son mari.
Que depuis ce matin on m'a assuré... on m'a même prou\é que ma présence était indispensable à la Martinique!...
M. DE SAlNT-GÉRAN.
Et qui donc?
LOUISE
Votre avoué!... M. Ballandard.
HECTOR, à part-.
Toujours moi ! ... je suis l'homme d'affaires de tout le monde ! . ..
M. DE SAliNT-GÉR.AN, avec joie.
C'est admirable. Madame! Vous qui redoutiez tant la mer!...
LOUISE, avec émo ion et essayant de sourire.
C'est vrai!... mais il esj, des faiblesses dont la honte vous guérit... car dès qu'on en rougit... il est facile de les vaincre!...
(Se rappiochaiit de la table.) N'ost-Cf pas à lïioi de sigiici', iiionsieur llî notaire?
ALINE, lui présenlani la plume.
Là... Madame... à côté de moi...
HECTOR, rfgardant Louise, qui signa,
Knfin ! et non sans peine !
ALINE, à Hector.
A VOUS, monsieur Ballandard.
HECTOR, prenant la plume.
0 Victoria ! (S'approchant de la labie.) Bientôt nous serons ainsi !
(M. de Saint-Géran, assis à gauche; Louise, assise près de lui; puis Clcrauibiau, le nolaire, également as^is ; Aline, derrière la lablc, debout près du notaire ; Hector, déboutât signant; Emmeric, debout près de lui à l'oxliême droite.)
ALINE, à l'oreille d'Hector pendant qu'il signa.
Oui, VOUS êtes plus heureux que sage.
HECTOR, bas, à Emaieric.
Entends-tu?
ALINE, de même.
Mais que ça vous serve de leçon!... et ne vous y exposez plus!
HECTOR
Oui, Mademoiselle... (Serrant la main d'Emmeric.) Ou VOUS le promet/ (Toussent assis et groupés autour de la table. — La toile tombe.)