ACTE IT. SCÈNE I
MA>ETTE
Ça doit vous toucher, vous qui êtes C(;nsé l'avoir reçu...
THÉUIG>Y.
Ce que je n'oublierai jamais... Et en son absence, je me suis charge de sa petite fortune... je lui ai placé et arrondi ses deux mille francs, et maintenant, avec le capital et les intérêts pendant cinq ans...
MANETTE
Ah! mon Dieu! il va être millionnaire!... et moi, qui n'ai toujours que mes cent écus de gages... ça va faire un mariage disproportionné...
THÉRIGNT.
On t'augmentera.
MANETTE
Madame, peut-être... mais c'est monsieur qui tient les clés de la caisse, et si vous pouviez lui en dire un mot.
THÉRIGNY
Ce n'est pas facile... j'ai moi-même autre chose à lui demander.
MANETTE
Quoi donc?
THÉRIGNY, souriant.
Tu le sauras, je l'espère !
MANETTE
Et moi aussi... car ici on ne peut jamais rien savoir... Tout à l'heure encore, pendant le dîner, monsieur n'.avait pas la tète à lui... il était tout rouge, tout pâle, demandait à boire quand son verre était plein... appelait son oncle ma femme, et sa femme mon oncle... Qu'est-ce que ça peut être?
THÉRIGNY
Je m'en doute.
MANETTE
11 s'en doute, il est bien heureux !
THÉRIGNÏ, .1 pari.
La maison de campagne qui déjà le tourmente.
Les voici...
346 OSCAR