MANETTE, OSCAR, GÉDÉON
MANETTE
Monsieur! Monsieur!
OSCAR
Encore un événement!
Silence et attention !
MANETTE
Mademoiselle Athénaïs qui arrive... Elle est avec madame, qui me charj^^e de vous en pré\enir.
GÉDÉON, bas, à Oscar.
Tu vois qu'il n'y a pas de temps à perdre... (Haut.) C'est bien. Manette, approche ici.
MANETTE, arproclianl.
Monsieur a besoin de moi ?...
GÉDÉON
Oui. (Bas, à Oscar, e„ .xammanl Manelle.) JC n'aVaiS paS remarqué...
elle est très-gentille, cette petite... Coquin!... tu n'es pas uialheurcux !...
OSCAR , baj.
M(Mi oncle, pouvez-vous avoir de pareilles pensées?... (La regardant do côt.'.) Le fait est qu'elh' n'est pas mal ! (^e rei.reiiant.) Avancez, avancez, Manette, mon oncle veut vous parler.
MAKETTE, pas.-aril entre les deux.
Qu'est-ce qu'ils ont dune tous les dcui?
308 OSCAR
OSCARj après un i :;laiil de -ilence.
j'ai lu votre lettre, Manette.
MANETTE
Ah! \ous l'avez lue?..
GÉDÉON, froidement.
Il Fa lue...
MANETTE
ni'akie?
GÉDÉON
Et moi aussi.
OSCAR
Je ne vous fais pas de reproches.
MANETTE
Vous êtes bien bon. Monsieur.
OSCAR, timidement.
Ce qui est passé... est pa-si', Manette.
GÉDÉON
N'en parlons plus!
MANETTE
Ce n'est pas moi qui en ai parlé.
OSCAR
Vous m'avez dit? cependant : Je dirai tout.
MANETTE
Je l'ai dit, c'est vrai !
GÉDÉON
Mais elle n'en fera rien... car elle tient à épouser Clianfcloup.
MANETTE
Et nous lui offrons...
OSCAR
D'abord, six cents francs de gages...
MANETTE
C'est convenu.
GÉDÉON
Et, de plus, qua'r-e mille francs.
MANETTE, slupéfaMe.
Heiii?... A moi... quatre niilli' francs?...
GÉOÉON.
Comptant! (ll ouvre son portefeuille.)