ACTE HT, PCÈXE TTI
« Atlit'iuiïs est maiiUcnaiit à vous! Je suis fort, je suis lirave !.,. « ji' iiu crains plus rieu!... » Ma présence Ta empèclié decoiitiluier, uiais il a dit cela,
JULIETTE
Et, mallu'urcusomcnt, il a dit vrai ! La fortune nous abandonne, tout mais trahit,.. (Suuriani.) excopté Atlii;naïs que je viens de voir et qui est toujours pour nous... M:iis Manette, sur la- (jiielle je comptais pour agir sans mo compi'ouTeltre et pour Icliir cunîinuelleiuent nos adv» r.-aires en échec,..
THÉniGNY.
Elle vous était si dévouée !
JULIETTE
Elle est passée à l'ennemi, et je ne sais plus que faire!
TIIÉRIGNY,
Vous qui commandez aux événements et vous jouez des obstacles! Ne vous ai-je pas vue ce matin, par un pouvoir magique et miraculeux, changer à votre gré les résolutions de votre mari! Pour cela, il ne faut qu'un mot!
JULIETTE, rénécliissant.
C'est possible! et ce mot, si je le disais, le forcerait peut-être à obéir .. aujourd'hui encore,., mais ce serait pour la dernière fois... Ce mot mystérieux qui fait ma force et par lequid je règne depuis six mois, ne sera pas plus tôt prononcé et coimu, que le prestige sera dissipé, le talisman brisé.., enfin, Monsieur, c'est abdiquer le pouvoir, et l'on y tient toujours.
THÉRIGNY
Je ne vous comprends priS.
JULIETTE
Je l'espère bien! (Écouumi.) C'est mon mari!
THÉiUGlSY, vivement.
Vous nous protégerez... vous me sauverez!
JULIETTE, de même.
C'est tout mon désir,,, et pourtant. .. (Avec hésitation ) je ne sais,., je ne réponds de rien... mais j'essaierai ! Partez! Partez vite!
TIIÉRIGNY.
Je n'ai d'espoir (|u"en vous! (ii $ort) SCÈNE m, JULIETTE, OSCAR.
OSCAR, à la cantonade-
Je n'ciitend-; pas qu'il en soit ainsi! Et Manette, pourquoi
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n'esl-elle pas là, quand je la demande ? Pourquoi s'est-clle absentée sans ma permission?
JULIETTE, à part.
Quelle fermeté dans l'organe! Thérigny a raison!... il n'a plus peur! il a retrouvé l'aplomb et le pouvoir...
OSCAR^ avec contenlenienl.
Je renais! je respire! je viens de les gronder fous !... 11 y a si longtemps que cela ne m'était arrivé ! (^ApercevaniJuiieuc) Ali! c'est vous, chère amie ?
JULIETTE
Moi-même... qui viens vous parler d'affaires.
OSCAR
Je devine ! encore celle de la calèche et de la campagne !
Non pas!... celles-là sont accordées.
OSCAR, à part.
Bien malgré moi! et si, maintenant, c'était à refaire... (Haut et s'asseymi.) Eufiu, quc voulcz-vous, chère amie? Parlez vite, car j'attends mon oncle, qui va venir avec les actes tout dressés, tout préparés, et qui n'attendent plus que ma signature.
JULIETTE
Vous êtes donc décidé à ce mariage?
OSCAR
Il faut bien en finir!... c'est mon seul parent, c'est mon oncle... c'est ma famille... et pour mille autres raisons...
JULIETTE, vivement.
Lesquelles ?
OSCAU.
Des raisons trop longues à vous expliquer, et contre lesquelles il n'y a pas d'objections...
JULIETTE
11 en e>t une cependant que je crois assez impurlante et que nous ne pouvions deviner... c'est que M. Thérigny est aimé!
OSCAR
Cela ne fait rien à mon oncle.
JULIETTE
Dans ce moment, où la passion l'empêche de raisonner! mais, plus tard, il se repentira d'avoir épousé malgré elle une jeune personne oui, après tout, est sans avenir et sans fortune.
OSCAR, toujours assis et jouant avec sa labaliore.
Voilà comment les femmes jugent toujours au liasarci... (D'un