‹ Théâtre de Eugene Scribe (volume 4)Chapitre 51 sur 330 · ACTE TÎI, SCÈNE YII · texte numérisé non relu

ACTE TÎI, SCÈNE YII

surdos pour que la raison n'en fasse pas justice... (Passant près de lucicn, et avec di-niié.) M.iis si, mnls^ré leur invraisemblance, ils pouvaient, Monsieur, influer un instant sur votre esprit ou sur votre cœur, vous êtes libre, je vous rends vos promesses... Ce mariage n'est connu f]uc de mon tuteur et de sa famille, le reste du monde l'ignore, et la rupture n'en causera ni bruil, ni scandale...

LUCIEN

Moi, renoncer à vous, quand je vous aime plus que jamais; quand je voudrais, au prix de tout mon sang, confondre ces infâmes!...

CÉCILE

Laissez-moi achever... Je ne puis rien contre des outrages dont j'ignore l'origine et la cause, je ne puis convaincre ceux qui m'ont jugée sans m'entendre et sans me connaître... mais je puis vous dire h vous, Monsieur : je ne suis pas coupable, je n'ai rien à me repi^ocher, et je n'en ai qu'une preuve à vous donner, mou serment... S'il suffit, à vos yeux, pour répondre à toutes les calomnies, si dans ce moment, où tout m'accable, vous seul croyez en moi, ce sera un gage d'estime que je n'oublierai jamais, une marque de tendresse qui vous acquiert, dès aujourd'hui, cet amour que vous réclamiez hier, et ma vie entière se passera à vous le prouver... Maintenant, Monsieur, prononcez... j'attendrai votre réponse. (Eiie saïue et sort.)

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