‹ Théâtre de Eugene Scribe (volume 4)Chapitre 68 sur 330 · BELLEAU, LE VICOMTE DE SAINT-ANDRÉ, COQUENET · texte numérisé non relu

BELLEAU, LE VICOMTE DE SAINT-ANDRÉ, COQUENET

COQUENET, allant à lui, et lui donnant la main.

Bravo! jeune homme, bravo! une noble conduite qui vous fera honneur près des dames... toutes celles de la ville raffulent déjà de vous, à ce que m'a dit madame Coquenet, et vous aurez encore plus de succès ici qu'à Paris !...

LE VICOMTE

Encore un à qui on ne l'ôtera pas de l'idée.

COQUENET.

Voyez-vous, ce qu'on estime le plus en province, c'est la discrétion!... peut-être parce qu'elle y est plus rare qu'ailleurs.

Mais, Monsieur...

COQUENET.

Et puis, non-seulement c'est généreux, mais adroit. Aussi, vous y gagnerez, car on gagne toujours à se bien conduire, et si vous étiez convenu de la moindre chose, vous étiez perdu.

LE VICOMTE

Comment cela, s'il vous plaît .'...

COQUENET

A cause du miuistre... qui eût été furieux. On ne se laisse pas impuuément enlever une si julje maîti-esse.

LE VICO.MTE, étonné, et regardant Belltau qui, de la léte, lui fait signe que oui

C'est la maîtresse du ministre?...

COQIENET.

Qui n'eût jamais accordé à un rival la place qu'il vous a pro mise, tandis que maintenant, et en récompense...

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