I.LCIEN
Eh mais... tout le moiulc!
RAYMOND^ avec iiiipallenco.
Qui? enfin...
SCÉxNE V.
LUCIEN, 'RAYMOND, COQDENET.
LUCIEN, apprcevanl Coquenet qui sort de la porte à droite, tenant sa note à la main.
Eli! parbleu! M. Coquenet, ici présent!...
RAYMOND, étonné.
M. Coquenet!...
LUCIEN
Qui m'a parlé de trois ou quatre intrigues...
RAYMOND, étonné.
Quoi!... c'est là M. Coquenet?
COQUENET, avec embarras, et serrant sa pétition.
Moi-même... que vous ne connaissiez pas...
Et que j'apprends à connaître... Flétrir une jeune fille que rien ne vous donnait le droit d'accuser, ni même de soupçonner...
COQUENET, vivement.
On mo l'avait dit, Monsieur, et je le croyais... je le croyais, et pourquoi?
RAYMOND
Parce que vous la connaissiez, sans doute?...
COQUENET.
Parce que je ne la connaissais pas ; parce que je ne l'avais jamais vue; parce que j'ignorais l'intérêt que vous y portiez, et que, de plus, le fait m'était attesté par une personne honorable... un de vos parents...
RAYMOND
Et qui donc?...
COQUKNET.
Je cite mes autorités... M. de Guibert...
RAYMOND
Mon beau- frère...
COQUENET.
Qui m'a avoué, ou plutôt donné à entendre... que lui-même...
RAYMOND
Lui!... qui a vu Cécile hier pour la première fois...
11 est vrai qu'aujourd'hui, (Montrant Lucien.) et devant Monsieur, il est convenu que ce n'était pas lui, mais un de ses amis, un jeune homme qui le nie, qui s'en défend...
RAYMOND, à Lucien.
Eh bien ! tu le vois, le nombre diminue en avançant, et tout se réduit déjà à un seul qui n'en convient pas... c'est sur un mot, sur une supposition, même démentie, que l'on joue l'honneur, la réputation d'une femme... Mais enfin, cela vient de de Guibert : cela me regarde maintenant, (a Lucien.) Toi, vois ces dames, rassure-les!... console-les!... je vais faire dire à mon beau-frère que je l'attends ici.
COQUENET.
J'y vais moi-même, et je vous l'envoie, trop heureux de déjouer avec vous toutes les calomnies, et de contribuer ainsi au
triomphe de la vérité !.,. (Il sort par la fond, et Lucien par la porte à droite.)