‹ Théâtre de Eugene Scribe (volume 4)Chapitre 95 sur 330 · SCÈNE Vil · texte numérisé non relu

SCÈNE Vil

Les PRÉCÉDENTS, MADAME DE SAVENAY.

MADAME DE SAVENAY, voyant Baymond qui presse Cécile contre son coeur et qui l'embras^e, pousse un cri et délourra les yeux.

Quelle indignité! (Aiiam à céciie.) Cette fois. Mademoiselle, je ne serai plus votre dupe... Voilà donc cet amour pur et platonique que vous avez eu tant de peine à m'avouer...

RAYMOND

Que dit-elle?...

MADAME DE SAVENAY

Cette tendresse que vous lui portiez depuis si longtemps en secret, et dont il ne se doutait même pas...

CECILE, étendant la main vers elle.

Ah!... taisez-vous.

RAYMOND, avec joie.

Non, non,'" parlez!... Il serait possible... elle vous aurait dit...

MADAME DE SAVENAY, avec dignité.

Ce que vous savez mieux que moi. Monsieur... Je vois maintenant ce que je dois penser, ce que je dois croire .. Tout n'était que trop vrai, et je n'entiMids plus servir de manteau à une liaison coupable, qui dure depuis trop longtemps à mon insu...

RAYMOND, la retenant pai la main.

Non, Madame, vous resterez, et ains". qu'eux tous, vous saurez la vérité!

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