SCÈNE III. ^ê
VELASQUEZ
Et je serais déjà parti... si, comme je te le disais tout à rheure.-=, j'avais pu m'acquitler envers toi... et gagner...
Les frais du voyage...
VELASQUEZ , lui serrant la main.
Oui...
PRRDICAN.
Eh bien... tout cela est possible... grâce à l'affaire que je viens te proposer.
VELASQUEZ
Alors parle donc vite !..
Tu sais le bruit que la chanteuse Lazarilla fait dans Séville...
VELASQUEZ
Je sais du moins le bruit quelle occasionne tous les soirs sur la grande place à notre porte... c'est msupportuble... et si la police était mieux faite...
Ne vas-tu pas attaquer la police dont je fais partie...
VELASQUEZ
Justement... c'est vous autres alguazils qui devriez veiller à cela... et empêcher le désordre...
Et s'il y a des gens influents... de hauts personnages qui protègent le désordre...
VELASQUEZ
Que veux-tu dire?..
Que tous nos jeunes seigneurs raffolent de Lazarilla, d'abord parce qu'elle a une jolie voix, une jolie faillo oi siuruut un voile épais qui cache exaclemenl se- liaus... ce qiii sumiJo et aiguillonne la curiosité à un poitU... qu'oi) no \i\\\:' que d'elle dans la ville, cl que de graves et pieiiik pcisonnigos sont, comme les autres, tourmentés du désir, de la fièvre de la voir et de la connaître.,.
VELASQUEZ
En vérité!...
Témoin son excellence don Rodrigo de Cardona,
VELASQUEZ
Le gouverneur de Se'villc.
RECITATIF.
Il m'a fait appeler ce matin et m'a dit :
« Je veux savoir quelle est cette belle inconnue
« Dont notre ville entière s'est émue, « Et dont les chants divins nous charment chaque nuit!