SCÈNE III
(Faisant le geste du bâton.) Et d'autres bien plus durs encor!
Brave alguazil, Aucun péril Etc..
VELASQUEZ
Tout cela est très-bien... mais tu ne m'as pas encore dit en quoi cette expédition pouvait me servir?...
Comment, tu n'as pas compris, qu'enlevant, par ordre supérieur et par mesure de sûreté publique, cette beauté inconnue... je l'amène d'abord ici... dans ton atelier, où en quelques minutes tu auras tracé de ses traits un dessin, une esquisse, dont maître Zuniga, le riche marchand de tableaux, te donne d'abord trois mille ducats.
VELASQUEZ
C'est trop !
Et qui, multiplié par la gi-avure, peut, vu la curiosité publique, se vendre par milliers dans Séville, et rapporter aux deux associés un immense bénéfice...
VELASQCEZ.
Ah! que je puisse m'acquitter envers toi... payer toutes mes dettes... et m'éloigner... (vivement.) J'accepte... mais reporte d'abord cette bom"se à l'hôtel d'Olozoga.
J'y vais de ce pas... mais toi, je te le demande en grâce... ne sois pas si sévère pour cette pauvre Palomita.
Qu'est-ce que cela te fait?
PERDICAN, avec embarras.
Cela me fait, que c'est une brave et honnête fille que tu grondes toujours... ça lui fait de la peine, et à moi aussi.
VELASQUEZ
C'est bon!
Ainsi, tu la traiteras plus doucement!
VELASQUEZ, avec impatience.
Eh! oui, mais va vite!
Tu ne te mettras plus en colère?
IfO La CHANTEUSE VOILÉE.
YELASQLEZ, s'emportîut et le poussant dehors.
Eh! non, te dis-je ,. Mais va donc! ['>erdic»u sort par h porte
du fond.)