SCÈNE IV
VELASQUEZ, seuL
Il la défend contre moi... Ah! il ne sait pas, ni elle non
plus, ce qui se passe là... Il ne sait pas que, malgré moi,
tout m'entraîne vers elle... Hier encore, hier, le soir, quand
le hasard me fît entrer dans sa chambre... elle dormait!
ROMANCL.
PREMIER COUPLET
D'une lampe mouraote L'incerlaine lueur.
De sa lête chirmante Révélait la candeur.
Près d'elle je tremblais de honte et de bonheur. Délire qui m'entraîne, Amour qui fait mourir.
Ah! pour briser ma chaîne Il faut partir, il faut la fuir!
DEUXIÈME COUPLET
Ah! dans l'ardente flèTre Qui me vient maîtriser, Pardonne si ma lèvre T'effleura d'un baiser!
Baiser doux et fatal, si prompt à m'embraser! Délire qui m'entraîne.
Amour qui fait mourir.
Ah! pour briser ma chaîne.
Il faut partir, il faut la fuir!
Oui! c'est le seul parti qu'il faut prendre... car Perdican a raison... Furieux de ma propre faiblesse... je ne m'aperçois pas que chaque jour je deviens plus injuste et plus cruel... Pauvre fille! je la maltraite... je la rudoie... je la déteste... oui, je la déteste... et je l'aime... La voilà! c'est elle!..