SCÈNE V
Une ivresse en mon àme émue!
Etc., etcc VELASQCEZ, debout devpv.t son tableau.
J'essaie eu vain de peindre! une vapeur obscure Et m'entoure et couvre mes yeux!
(Allant brusquement à Palomita qui est toujours à genoux.) C'est ta faute!... pourquoi cette absurde coiffure Qui me cache tes longs cheveux?
(Elle ôte la résille qu'elle a sur la tête, et ses cbeveux tombent sur ses épaules.) Pourquoi, surtout, cette écharpe importune, Ce voile qui m'est odieux?
( Il lui arrache l'écharpe qu'elle a sur les épaules. ) PALOMITA , croisant ses mains sur son cou. Seigneur! seigneur! Eh! quoi! sans crainte aucune Vous voulez...
VELASQUEZ^ la regardant et poussant un cri. Ah! grands dieux!
ENSEMBLE
VELASQUEZ. à part.
Eh quoi! toujours, là, dans mon âme.
Au seul aspect de cette femme.
Je sens glisser un trait de flamme Qui brûle et glace au même instant.
( Avec colère.) Femme ou démon! ange peut-être!
Dont le regard brave ton maître, Garde-toi bien de reparaître.
Éloigne-toi! va-t'en! va-t'en!
Va-t'en! va-t'en! va-t'en!
PALOMITA, à part.
Ah! quel courroux soudain l'eiitlamme!
Quoi, c'est toujours moi, pauvre femme.
Moi, qu'il accuse, et moi qu'il hlàme!
Mou Dieu! mon Dieu! qu'il est méchant!
Je cherche en vain d'où ça peut uaitie; C'est quelque soit, cela doit être!
(a Velasquer. ) Appaisez-vous, ô mou doux maître.
Je vais partir et sur-le-champ!
PALOMITA.
Ah! quel caractère irascible!
Me renvoyer?... pourquoi?...
i7i LA CHANTE LSE VOILÉE.
VELASQUEZ
N'as-tu doue pas comprii Que travailler m'est impossible?...
Tu le vois bien... je ne le puis!
Je souffre trop ! !
PALOMITA, effrayée
Ah ! c'est terrible I (Se rapprochant de VelasquM.) Je reste alors! je reste auprès de vous! VELASQUEZ j à part, avec impatience, se modérant à pei» Encore!... encore!... Ah! ce parler si doux, Ces soins si séduisants redoublent mon courroux !
(Mouvement plus animé.) VELASQUEZ, avec fureur.
Eh! quoi! tonjours-là. dans mon âfllé, Etc.
PALOMITA, à part.
Ah! quel courroux soudain l'enflamme.
Etc..
( Palomita recule effrayée. )