‹ Théâtre de Eugene Scribe (volume 5)Chapitre 164 sur 255 · SCÈNE X · texte numérisé non relu

SCÈNE X

VELASQUEZ, PALOMITA, PERDICAN.

PErîDICAN, à demi voix à Palomita, après que le peuple est sorti. Où l'as-tu cachée?

PALOMITA.

Eti ! qu'importe?

J'y suis... c'est dans le grand bahut!

PALOMITA.

Justement!

VELASQUEZ

Il faut qu'elle sorte!

Il y va de notre «alut!

(il entre dans la chamlire à gauche.) PERDICAN, à Palomita.

Tu l'as vue!... est-elle jolie?

PALOMITA, d'un air indifférent.

Pas mal.

perdican.

Nous allons à l'instant En juger!...

VELASQUEZ, sortant de la chambre à gauche. Partie! elle est partie!

Et par où?

VELARQUEZ, à demi voix.

Mais vraiment.

Par la petite porte basse'.

Qui donne sur la vieille place?

Et dont moi seul avais la clé! PERDICAN, répétant.

La porte basse!

T. ;ix. It

VELASQL'EZ.

Eh! oui, certe, C'est par là qu'on s'en est allù!. .

Par quelle main fut-elle ouverte?

En effet.

VELASQL'EZ, à Palomita Oui, par qui?

PALOMITA.

Je l'ignore' VELASQUEZ.

Et pourtant Toi seule en ce moment.

Etais dans cet appartement!

ENSEMBLE

PALOMITA.

C'est moi, pauvre servante, Active et diligente.

Que toujours on tourmente; Je ne fais rien de bien.

Vainement je m'empresse, On me gronde sans cesse.

Ah! quel sort est le mien!

Ah! ah! ah! ah! ah!

VELASQUEZ, avec humeur.

Inutile servante!

Maladroite! indolente!

Qui se mire ou se vante Et ne me sert à rien!

Se croit dame et maîtresse, Et qui, par sa paresse. Me laisserait sans cesse Di^rober tout mon bien !

Oui, c'est une servante

Active et diligente ;

A tort on la tourmente :

Quel esprit est le tien!

.Avec cette rudesse

Qui l'offense et la blesse,

l'ourquoi gronder sans cesse.

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