SCÈNE IL Les précédents, PEPLNELLL
pepinelli.
Eh bien! je viens de mettre nos trois chevaux à couvert; des cours superbes, des écuries de prince... mais pas un palefrenier, pas un domestique vivant,
LA MARCHESA
Celui qui nous a ouvert la grande porte s'est-il évanoui?
PEl'INELLI.
Non sans doute, Marchesa! mais j"ai eu beau lui annoncer le gouverneur de Rome et la marquise, sa nièce, et moi, Pepinelli, capitaine de dragons, pas un geste, pas une réponse! d'où j'ai conclu que le portier, le majordome de ce château magique, était som'd et muet.
Le seul à qui l'on puisse parler!
LE COLVERNEIR.
C'est jouer de malheur!
PEPINELLI.
N'est-ce pas? mais quand une fois la fatalité vous poui'suit...
LA MARCHESA
Aussi aujourd'hui je vous hais à la mort... c'est vous qui êtes cause de tous nos désastres!
PEPINELLI.
Que voulez-vous, Marchesa, quand la tète n'y est plus... votre oncle m'a appris ce matin, au milieu de la chasse, le retour de son neveu Federici, votre cousin ! Depuis dix ans qu"il est en France, pourquoi revient-il à Rome? à quoi bon?