ACTE I, SCÈNE VII
LE BARON
Très-bien... Monseigneur...
LA MARCHESA
Ah! mon oncle... soutenez-moi... je me meurs de frayeur.
LE BARON, à Augela, qui est venue se placer près de lui.
Et toi, ma fille?
ANGELA
Je suis tranquille, mon père... car je ne vous quitterai pas...
et A'Otre sort sera le mien!... (Le baron embrasse Angela.) LE GOUVERNEUR.
Eh bien! Pepinelli, que faites-vous là, immobile?
PEPINELLI, sur place et tremblant.
Immobile... non pas!...
LE GOUVERNEUR, montrant le fond.
C'est par là, sans doute, qu'on viendra nous attaquer... voyez à barricader ces portes, (au baron.) Après tout, on peut se dc'fendre ! nous sommes trois, vous, moi et le capitaine.
LE BARON
Cela ne fait jamais que deux !
LE GOUVERNEUR
Qu'importe?...
FINAL
LE GOUVERNEUR
AUendons l'ennemi! Dieu guidera nos bras.
( Au baron.) Avant que votre fille, et si jeune et si belle Tombe en leurs mains...
LE BARON
Eh bien !
LE GOUVERNEUR
Je serai mort pour elle!
LE BARON, à part.
Mourir pour ma filli'!... Ah! je ne le tuerai pas!
(On entend en dehors, dans la forêt, un appel de cavalerie.) TOUS.
Écoutez!... écoutez!... quel bruit se fait entendre?
LA MARCHESA
Est-ce un nouveau renfort qui vient à ces brigands? LE GOUVERNEUR.
Plus je cherche et moins je comprends D'où vous vient en secours, que je n'osais attendre!
Mais ce sont les clairons de nos dragons!