SCÈNE VIII
ATALMUC, NERILHA, qui vieut ik s'assewr, se cachant la tèle dans
ses mains.
ATALMIC.
Qu'est-ce que cela signUie? Je m'absente à peine une heure, et je trouve ici un désordre paieil !
^ÉKILHA, tremblante.
Je ne dis pas qu'il n'y ait pas un peu de dtisordre... mais quand, dans une maison, il y a eu un bal... (vivement.) Eh bien! oui, un bal... ce n'est pas ma faute à moil
ATALMliC.
A qui donc ?
NÉBn.HA.
A ce grimoire que vous aviez laissé ouvert... et où j'ai lu, par hasard, deux lignes que je ne comprenais pas... aussitôt tout s'est mis à danser autom" de moi... sans qu'il y eût moyen de l'empêcher...
ATALMUC
Parce que tu ne savais que la moitié de mon secret!...
^•ÉRILHA.
Eh! mon Dieu... on ne veut pas vous l'enlever... gardezle... et puisque vous pouvez tout, changez-moi, poiu- vous venger, en ce que vous voudrez... tuez-moi même, si ça vous fait plaisir... je l'aime mieux... tuez-moi !
ATALMUC.
Tu sais bien, perfide, que je ne le veux pas! que je t'aime trop pour cela !
NÉRILHA.
Bel amoureux, vraiment ! bourru et colère... heureusement il y en a d'autres... d'autres plus aimables!...
ATALMUC.
Qui te l'a dit?
NÉRn.HA.
Cadige et Gulnare, mes jeunes amies... qui en ont chacun un, qu'elles adorent!
Je ne les laisserai plus venir ici!