‹ Théâtre de Eugene Scribe (volume 5)Chapitre 202 sur 255 · SCÈNE III · texte numérisé non relu

SCÈNE III

PEPINELLI, LE BARON.

PEPINELLI.

Elle est charmante, votre fille, monsieui' le baron.

LE BARON

N'est-ce pas ?

PEPINELLl.

Et si mon cœiu'... si toutes mes pensées n'étaient pas enchaînés ailleurs... on serait trop heureiix... de se mettre sur les rangs...

LE BAKO.N, s'incliuant d'uu air railleur.

Un gendre dans les dragons! ce serait trop d'honneur poiunous!

PEPI.NELLI.

L'honneur serait pour moi! monsieur le bai'on.

LE BARON

Mais permettez, capitaine, que disiez-vous tout à l'heui-e... de ce Spada?.. de l'espérance que vous aviez de le tenir ce soir...

LE CAPITAINE, riant.

C'est piquant, n'est-ce pas?., et cela vous intéresse.

LE BABON.

Par curiosité!

LE CAPITAINE, avec mystère.

Et moi, par im bien autre mcaf. Je tiens à me signaler aux yeux de la marquise, et je deviendrais l'homme à la mode, l'homme du jour, l'adoration de toutes les dames romaines... si je parvenais à capturer et à détruire ce chef redoutable...

LE BARON

Je vois qu'hier soir il vous a fait un peu peur, et que vous lui en gardez rancune.

PEPINELLl.

Je ne dis pas non... et si je pouvais le retrouver..

LE BARON, a\ec mystère.

Ce n'est pas impossible... j'ai quelque idée sur le lieu de sa retraite...

PEPINELLl.

En vérité!

LE BARON

Idée que je n'ai encore communiquée à personne... mais pour vous, capitaine, et pour les beaux yeux de ki marquise...

PEPINELL.

Ce n'est pas de refus... si mon projet venait à échouer ! mais en attendant j'ai inioux que cela...

LE liARON.

Mieux que celai..,

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