ACTE 11^ SCÈNE III
PEPINELL.
Une réussite presque assurée, qui dépend de notre discrétion! apprenez... vous allez vous récrier... traiter cela d'invraisemblable et d'impossible... Apprenez que, ce soir même... il doit venir... ici... à ce bal !
LE BAKON , vivement.
A ce bal !
PEP1^ELLI.
Silence!..
LE BARON
Et comment le savez-vous?
PEPINELLl.
Grâce à une idée à moi!.. Une récompense de six mille écus romains avait été afOcbée et promise à celui qui livrerait Spada le bandit. Et aujourd'hui j'ai reçu, vers le milieu de la journée, l'avis suivant, d'un des siens, nommé Gianetti...
LE BARON
Gianetti...
PEPINELLl , tirant un papier de sa poche.
11 ignore dans quel but et dans quelle intention... mais il est sûr que leur chef a commandé sa voitm-e et choisi ses compagnons les plus intrépides pour l'accompagner ce soir, incognito, au bal du gouverneur... où il y a, sans aucun doute, vu la quantité des diamants, quelque bon coup à faire... c'est d'une témérité...
LE BARON, riant.
Et VOUS croyez à cela?
PEPINELLl , lui remettant la lettre.
Voyez plutôt ! voyez ! il est capable de tout.
LE BARON , lisant la lettre.
Excepté d'une sottise... et c'en serait une de venir ainsi Pe livrer lui-même... en vos mains...
PEPINELLl.
C'est bien., ce que je me suis dit!., mais j'ai toujours prévenu le gouverneur... qui prend en ce moment les mesures nécessaires., pour que Spada ne puisse plus sortir de ces salons... s'il a l'audace d'y mettre le pied!
LE BARON
Et ces mesures?
PEPIlSELLi.
Je ne les connais pas!., puisque le gouverneur est depuis
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plusieurs heures renfermé dans son cabinet... Mais voici toutes ces dames.