ACTE TI. ?CÈ\E Y
LE GOU>'ERNElR, qui a entendu ces derniers mois, s'est approché du baron et lui dit :
Disparaître, monsieui- le baron!... est-ce que vous songeriez déjà à nous quitter?...
LE BARON
Oui, Monseigneui- 1 . . .
LE GOLVERÎSECR.
J'espère que vous n'en ferez rien... ou que, du moins, vous nous donnerez encore quelques instants... (a demi voix.) Je vais vous dire pourquoi... Vous savez, ce terrible Marco Spada, qm, hier soir, dans votre château, nous a donné une si vive alerte...
LE BARON, souriant.
Vous l'attendez à votre bal... le capitaine vient de me le confier.
LE GOUVERNEUR, à demi Toix.
C'est la vérité... le difficile, au milieu de cette foule, était de le reconnaître.
LE BARON
Car je crois me rappeler que vous ne l'avez jamais vu !
LE GOUVERNEUR, de même.
C'est vrai!... mais il va nous arriver quelqu'un qui le connaît très-bien.
LE BARON, riant.
Ah bah!...
LE GOUVERNEUR
Marco Spada avait fait dernièrement prisonniers deux révi'rends franciscains, dont l'un, qui s'est échappé, a juré de délivrer son frère.
Vraiment!
LE GOUVERNEUR
11 viendra ce soir au milieu de cette noble et riche société. . et présentant successivement sa bourse à tous ceux qui se trouveront dans ces nombreux salons... il faudra bien...
LE BARON
Je comprends...
LE GOUVERNEUR
Qu'il recoBnaisse Spada...
LE BARON
S'il y est!. .
LF. GOrVF.ltNELK.
C'est la question... et dans ce cas-là, baron... je veux que vous soyez là... pour jouir de l'eflot... du coup de llicàtre... comme vous le disiez.
I,t BARON".
Je vous remercie, Monseigneur... (Montrant AngeU, qui se lère et vient à eux.) mais ma fille voudrait se retirer.
LE GOLVERNF.LR.
Nous la gardons en otage. .. une demi-heure encore... (Remontant le théâtre.) Aussl bien, voici le frère Borromée. (Le bartn fi.ii
un geste de terreur, et se rapproche d'Angela.)