‹ Théâtre de Eugene Scribe (volume 5)Chapitre 207 sur 255 · ACTE II, SCÈNE V · texte numérisé non relu

ACTE II, SCÈNE V

Après trois ans de consfaiiccj Il deviendrait son époux!

0 comble de perfidie!

Elle me serait ravie!

Qu'elle craigne la furie De ce cœur fier et jaloux!

LE GOUVERNEUR, LA MARCHF.SA ET LE CHOELTl. Après une longue absence.

Bientôt, j'en ai l'espérauce.

Une brillante alliance Le retiendra parmi nous!

Oui, que désormais sa vie S'écoule dans sa patrie !

Que d'une femme chérie 11 devienne ici l'époux !

AKGELA.

Plus d'amour, plus d'espérance!

Lorsque, dans ma confiance.

Je croyais à sa constance, D'une autre il devient l'époux 0 comble de perfidie!

Ah! c'en est fait de ma vie.

Qui. par le malheur flétrie.

Se brise, hélas! sous ses coups!

FEDERICI

0 beaux rêves d'espérance!

En l'amour j'ai confiance!

Je romprai cette alliance Pour former des no3uds plus doux!

Oui, que désormais ma vie A la sienne soit unie...

Et qu'ici sa voix chérie Me nomme enfin son époux!

(a la fin de cet ensemble, le gouverneur vient de prendre Fedérici, qu'il conduit près de la Marchesa. Celle-ci lui fait signe de s'asseoir près d'elle. Fedérici obéit, en jetant de temps en temps des regards du côté d'Angela, qui ne fait plus attention à lui, et s'assied près d'un groupe d'autres dames.) LE BARON, s'approchant de Pepiiielli.

Voudriez-vous, monsieiu- le capitaine, vous qui êtes presque de la maison, avoir la bonté de faire demander ma voituie et mes gens?

PEPINELLI.

Déjà!... moi qui voulais causer avec vous de votre proposi-

236 MARCO ôl'ADA.

tioa de tout à l'heure, car je commence à craindre que Spada no nous échappe encore!

LE BARON, froidement.

C'est probable !

PEPINELLI, avec dépit.

Et je tiens plus que jamais (la marquise épousant le comte Federicii à me faire regretter d'elle par quelque action d'éclat, par quelque gloire...

LE BARON

Je comprends!... (a demi voix.) Écoutez donc!... demain, au point du joiu-, comme qui dirait en sortant de ce bal, trouvezvous dans la forêt, au val de VAcqua verde, je m'y trouverai de mon côté...

PEPlNtLLI.

Et VOUS me réjiondez du succès vous ,me répondez de

Spada?

Comme de moi.

Sans danger?

Sans danger.

PEPINELLI.

LE BARON

PEPINELLI.

J'amènerai toujours une vingtaine de dragons!

LE BARON

Ce sera encore mieux! Amenez-moi aussi le gouverneur et le comte Foderici... j'y tiens beaucoup.

PEPINELLI, à part.

Et moi, je n'y tiens pas!... j'aurai seul tout l'honneur! (liant.) A domain donc... et dans ma reconnaissance, que feraije pour vous?

LE BAHON, souriant.

Je vous l'ai dit, faire avancer promptement ma voiture...

PEPl>ELLI.

Vous attendrez peut-être un peu... car il y a une file immense .. et un monde, une armée de laquais... Je vais toujours deinandor les vôtres... les gens du baron de Torrida, et les faire entrer là... où il n'y a personne... un petit vestibule (Montrant la porte à gauche.) qui a uuc sorlio particulière...

LE BARON

Par laquelle nous pourrons, ma fille et moi, disparaître incognito. (Pepinclli s'éloigne.)

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