‹ Théâtre de Eugene Scribe (volume 5)Chapitre 211 sur 255 · FEDERICI, ANGELA · texte numérisé non relu

FEDERICI, ANGELA

FF.DEUICr.

Vous ne me fuirez pas ainsi, Angola, vous me devez une explication.

ANGELA

Aucune!... laissez-moi, Monsieiu", votre fiancée s'étonnerait avec raison de votre absence.

FEDERICI

Ma fiancée!...

ANGELA

La marquise de Sampietri, votre cousine... à qui tous les hommages, tous les cœurs appartiennent.

FEDERICI

Excepté le mien. Depuis un an , mon oncle avait arrangé cette alliance, que je n'avais point repoussée, j'en conviens... je ne vous connaissais pas alors ! mais aujourd'hui, dès mon arrivée, et ne voulant tromper personne, j'ai couru chez le gouverneur... lui avouer mon amour...

ANGELA

Est-il possible!...

FEDERICI

La douleur qu'il en éprouve ne le rend point injuste sur vous et sur votre mérite; il me demande seulement, pour moi, quelques jours de réflexion; pour lui, le temps de préparer la marquise à une nouvelle qui, au milieu des triomphes qui l'entourent, doit blesser son amour-propre... plus que tout autre sentiment...

ANGELA

Ah ! que j'étais coupable, moi qui vous accusais...

FEUERICl.

Et qui vouliez me fuir...

ANGELA

Je reste... je reste... je vous le jure

FEDERICI

Et cette contredanse que j'implorais en vain ..

ANGELA

A VOUS... à vous seul...

FEDERICI

Et moi, je ne danserai qu'avec vous... venez!

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