ACTE III, SCÈNE V
Offrez-lui vos hommages
De ces rocliers sauvages.
Qui, voisins i!es nuages,
Nous rapprochent des cieux!
(S'adressant au baron et montrant la Marchesa et Pepinelli.) Pour les sauver je cède, impie !
Mais Dieu s'apprête à te punir; Puisse le ciel, que je supplie.
Ouvrir ton cœur au repentir!
CHCEUR.
Dans la sainte chapelle Où l'hymen vous appelle.
Venez, couple fidèle, etc. ^Fra Borromeo, la Marchesa, Pepinelli et une partie des brigands, hommes et femmes, gra'vissent la monta^jne, à droite.)
LE BARON, bas à Geronio, sur le devant du théâtre.
La cérémonie terminée, tu feras monter les nouveaux époux, tous deux en tète-à-tête, en chaise de poste, et que l'amoui' les conduise !
GEUONIO, de même, à demi yoii.
Oui, capitaine. Mais en apprenant l'enlèvement de la marquise, le gouverneur et son neveu se sont élancés impruiiemmeut à sa poursuite avec une faible escorte...
LE BARON
Tant mieux.
GERONIO
Mais un fort détachement de dragons s'avance de ce côté...
(Montrant la gauche.) pOUr le soutenir.
LE BARON
Tant pis !
GEKONIO.
On les voit , de loin, gravir lentement la montagne, guidés par ce Gianetti que votre bonté vient d'épargner.
LE BARON
Il suffit...
GERONIO, avec colère.
Mais il connaît tous les passages.
LE BARON
J'y coilrs!... toi ne quitte pas ces ruines, (Lui montrant la droite.)
et veille sur ma fille!... (Apercevant Angela, qui sort en ce ui.iuieul 4h
268 MAhCO SPADA.
la caverne, h gauche.) à laquelle, 611 mou abscncc, cliacuii ici tluil obéir.
ANfJf LA.
Où allez-vous donc?