‹ Théâtre de Eugene Scribe (volume 5)Chapitre 27 sur 255 · SCÈNE III · texte numérisé non relu

SCÈNE III

(Le fond s'ouvre; on aperçoit Nérilha au milieu de jeunes nymphes groupées autour d'elle et lui préseulanl des roses ; elle leur fait signe de s'éloigner, et redescend le théâtre; le jjriuce, caché dans le bosquet, à gauche, dont il écarte les branches, regarde pendant quelques instants Nérilhs, puis il referme doucement les branches.)

NÉRILHA.

RÉCITATIF

Des roses, partout des roses!

Sur les gazons naissants îles fleurs fraîches écloses. Et je ne sais... mais, maintenant je crois Les voir, les admirer pour la première fois!

AIR

0 suave et douce merveille!

Par qui mon cœur est transformé.

Mon cœur bat, mon àme s'éveille.

Tout mon être s'est anime!

Dans un long sommeil engourdie, A la nuit succède le jour!

C'est l'existence, c'est la vie !

C'est la lumière, c'est l'amour!

La rose nouvelle. Pins fraîche et plus belle.

Parfums plus doux encor!

Et cette onde si pure.

Avec son vif murmure.

Dans ces bosquets prerid son essor.

A toi, je m'abandonne,

BonheiM' qui m'environne !

Mon cœur déjà rayonne

D'un pur et tendre amour!

Un pouvoir tutélaire

Sur la nature entière

Répand un nouveau jour!

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