I.E PRINCE, d'un air distrait
Je ne le croyais pas... et j'ai promis, j'ai engagé ma foi royale. Ah! si mon auguste fiancée pouvait ne pasm'aimer!
ABOLLFARIS.
C'est impossible!...
Je serais trop heureiLx! car, d'après une clause du testament de mon père... s'il m'est prouvé qu'elle aime ou qu'elle a aimé quelqu'un... je ne suis plus obligé à rien!.. Et si tu pouvais me trouver cet autre... cet amant heureux...
ABOULFARIS , avec joie.
Qu'en feriez-vous?
LE PRINCE
Je le ferais empaler à l'instant, et je me regarderais comme libi'e.
ABOULFARIS, avec effroi.
0 ciel !
LE PRTNCE.
Tu comprends quel bonheur pour moi '
ABOULFARIS.
Mais pas pour lui!
LE PRINCE
Tais-toi!..
ABOULFARIS.
Qu'est-ce donc?
LE PRINCE
Voici l'heure où elle descend dans ses jardins !
ABOULFARIS.
De quel côté?
Je ne sais... on la voit tout à coup sortii' d'un buisson de
roses...
ABOULFARIS , troublé.
Vous permettez. Monseigneur !..
LE PRINCE
Je te permets de t'en aller... voilà tout... et même je te l'oi-
donne! (Aboulfaris sort par la droite, et le prince par la gauche du spectateur.)