‹ Théâtre de Eugene Scribe (volume 5)Chapitre 8 sur 255 · ACTE l, SCENE III · texte numérisé non relu

ACTE l, SCENE III

NÉRILHA.

£t ne savez-YOus pas qu'il faut.

Chez un sorcier, parler moins bautl

XaÏlOUN, plus bas.

Écoutez-moi, ma belle tille.

Vous si naïve et si gentille!

Cadige et Gulnare, en ces lieux.

En secret viendront toutes deux Vous prendre, ce soir, pour la fête !

NÉRILHA, bas.

Ah! quel plaisir!

XAÏLOUN, 4e même.

Tenez-vous prête !

^ÉRILHA, de même.

Mais pour sortir...

XAÏLOUN, de même.

Un seul moyea.

NÉRILHA.

Lequel?

ATALMUC, qui est resté assis devant sou grimoire, se lève en ce moment. Que dites-vous?

XAÏLOUN.

Moi, rien!

XAÏLOUN ET NÉRILHA.

Je lui disais, ii^.^^^^g,^ Il me disait, } Voici, voici de la vanille!

Des pèches, des cédrats exquis!

Voyez, parmi mes plus beaux fruits.

Voyez, prenez... les plus exquis*

ATALMUC, avec colère.

Croyez-vous donc qu'on m'en impose?...

Non... Don... vous disiez autre chose...

XAÏLOUN.

Qui? moi? seigneur! Moi, des secrets!

ATALMUC.

A voix basse tu lui disais :

Écoutez-moi, la belle fille.

Vous si naive et si gentille, Cadige et Gulnare, en ces lieux.

Viendront vous prendre toutes deux.

ENSEMBLE

NERILHA.

J'en suis sliiiiéf.iite!

Quoi, de sa baguette La vertu secrète Peut tout défier!

Ah! quel maléfice!

C'est un vrai supplice Que d'être au service D'un si grand sorcier!

ATALMUC.

Oui, je le répète.

Oui, de ma baguette La vertu secrète Peut tout défier!

Et plus d'artifice.

Sinon ma justice Va vous foudroyer!

XAÏtOL'."S.

Son regard me guetU, Et de sa baguetto La v«rtu sécréta Peut m'eipédier!

Ah! quel maléfice!

C'est un vrai supplice (Montrant Nérilha.) Que d'être au service D'un si grand sorcier!

XAlLOI-'N, bas à Nérilha, pendant qu Atalmuc retourne à sou grimoire. Pour vous soustraire à ce tyran, Avec nous, partez, croyez-m'en!

NÉRILHA, étonné.

Eh quoi! partir!

XAÏLOUN.

Eh! oui vraiment!

MÉRILUA.

Quitter ces lieux?...

XAÏLeUN.

Et ce tyran !

NÉRILHA.

Parlons phi'; bas !

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