ACTE I, SCENE III
XAÏLOUN.
Parlons plus bas!
Cette fois il n'entendra pas!
ATALMUC, s'approchant d'eux avec colère.
Ah ! vous croyez!...
XAÏLOUN, effrayé.
Je suis perdu!
NÉRILHA, de même.
II a tout entendu!
ATALMUC.
Oui, j'ai tout entendu.
ENSEMBLE
NÉKILHA.
J'en suis stupéfaite!
Quoi! de sa baguette La vertu secrète Peut tout défier !
Ah ! quel maléfice !
C'est un vrai supplice !
Que d'être au service D'un si grand sorcier!
ATALMUC.
Oui, je le répète, Oui, de ma baguette La vertu secrète Peut tout défier !
Que l'on m'obéisse !
Et plus d'artifice !
Sinon ma justice Va vous foudroyer!
XAÏLOUN.
Son regard me guette!
Et de sa baguette La vertu secrète Peut m'escofier!
Ah ! quel maléfice!
C'est un vrai supplice!
(Montrant Nérilha.) Que d'être au service D'un si grand sorcier!
NÉRILHA.
Ah! qu'il a l'air méchant!
iO LA FÉE AUX ROSES.
Par son art loul-puissaiit, li nous voit, nous entend, De lui, mon sort dépend!
(▲ Xaïloun.) N'ajonlez pas un mot Et partez au plus tôt.
Ou vous allez, dans peu, Rôtir à petit feu !
ATALMLC.
Sors de ces lieux, va-t'en!
D'ici, pars à l'instant!
De moi, ton sort dépend.
Je te change en serpent!
(Lui montraut la cheniiuée.) Ou, si tu dis un mot.
Remplaçant ce tagot.
Tu vas, j'en fais le vœa, Rôtir à petit feu!
XAÏLOUIS.
Ah! qu'il a l'air méchant!
D'eU'roi j'en suis tremblant!
De lui, mon sort déi>eud...
Me changer en serpent!
(Gagnant la porte.)
Je ne dis plus un mot
Et je pars au plus tôt...
Je ne veux pas, mon Dieu?
Rôtir à petit feu!
(Xaïloun s'enfuit effrayé.)