‹ Théâtre de Eugene ScribeChapitre 117 sur 349 · CHOEUR DE CHEVALIERS · texte numérisé non relu

CHOEUR DE CHEVALIERS

Qu'elle a d'attraits ! qu'elle est jolie! Allons, calmez im vain effroi.

ALICE

Grâce ! grâce, je vous supplie !

CHœUR DE CHEVALIERS, montrant Raimbaut.

Non, non, il faut qu'il soit puni !

Non, point de pitié pour vos larmes !

Notre vengeance a trop de charme»

Pour que vous obteniez merci !

ALICE

Plus d'espoir ! ô peine cruelle !

ROBERT, reconnaissant Alice.

Qu'entends-je? qu'ai-je vu? c'est elle!

Alliée ! .^

ALICE, se jetant aux pieds de Robert.

Ah! Monseigneiu-, protégez-moi contre eux.

ROBERT

Arrêtez ! c'est Alice ; respectez sa faiblesse.

Le même lait nous a nourris tous deux ; Je ne l'oublirai pas.

CnœCR DE CHEVALIERS.

Tenez votre promesse; Avez-vous oublié votre refrain joyeux?

ENSEMBLE

LES CHEVALIERS

Au seul plaisir fidèles,

Consacrons-lui nos jours.

Le vin, le jeu, les belles,

Voilà nos seuls amours.

Partons, amis, point d'imprudence, N'excitons point un vain coun*oux; Retirons-nous sans résistance, Et plus tard nous reviendrons tous.

ROBERT

Non, je prends sa défense ;

Calmez un vain ti^nsport ;

Malheur à qui l'offense!

11 recevra la mort.

Craignez d'exciter ma vengeance, A mon ordre il faut obéir ; Retirez-vous sans résistance.

Ou mon bras saura vous punir.

ilaiiiiliaut et les chevaliers se retirent devant Robert qui les meuace.)

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