‹ Théâtre de Eugene ScribeChapitre 145 sur 349 · I. IV. n · texte numérisé non relu

I. IV. n

ROBERT

Mais c'est un sacrilège !

BEl'.TUAM.

Quoi! déjà tu trembles d'efTroi!

ROBERT

J'irai ! Conquis par moi, ce rameau révéré Va se changer en palme triomphale!

Et quoi! tu braverais cette enceinte fatale?

ROBERT

Oui, sans crainte je m'y rendrai; Malgré le ciel je l'oserai.

ENSEMBLE

BERTRAM et ROBERT.

Des chevaliers de la Neustrie, etc.

(Robert sort par le sentier à gauche.) BERTRAM, seul, le regardant sortir.

Avant toi j'y serai!... qu'il cueille ce rameau, Et sur lui je reprends un empire nouveau. De ses propres désirs devenant la victime,

Dès qu'il pourra les satisfaii'e tous.

Ce pouvoir souverain va le conduire au crime.

Et le crime conduit à nous.

/Bertram rentre dans la caverne à droite. Les nuages qui couvraient la scén( disparaissent. Le théâtre représente une des galeries du cloître. A gauche à travers les arcades, on aperçoit une cour remplie de pierres lumuluirei dont quelques-unes sont couvertes de végétation , et au delà la perspectivi des autres galeries. A. droite, dans le mur, entre plusieurs tombeaux sur leS' quels sont couchées des ligures de nonnes taillées en pierre, on remarqu( celui de sainte Rosalie. Sa statue en marbre est recouverte d'un habit relL gieux, et tient à la main une branche verte de cyprès. Au fond, une grand( porte, et un escalier conduisant aux caveaux du couvent. Des lampes en fei rouillé sont suspendues à la voiite. Tout annonce que depuis longtemps cei lieux sont inhabités. Il fait guit. Les étoiles brillent au ciel, et le cloître n'es éclairé que par les rayons de la lune.]

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